Le procès d’E. Zemmour vu d’ici

“Je revendique une certaine complexité” E. Zemmour faisant la leçon à un comédien lors d’un talk-show télévisé sur une chaîne publique

La nasse s’est refermée, la prise est belle. Le Procès d’E. Zemmour a poussé chacun à prendre parti. Un engagement quasiment aveugle, non pas sur la pertinence des propos du saltimbanque, mais sur les présupposés du débat public. En l’occurrence la contradiction au lieu du délit d’opinion comme l’évoque G. Birenbaum. D’autres exhumeront même Voltaire “je n’aime pas vos idées, mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer” pour se ranger sous l’étendard moisi de l’archéonationaliste. Même s’ils ne partagent pas ses opinions. Majoritairement, les acteurs du débat se prononcent en faveur de la doctrine chomskienne de la liberté d’expression dans un environnement contradictoire. Une posture libérale et moderne, qui tranche franchement avec ceux que l’on veut combattre (les censeurs), à armes égales sur le champ des idées. Doublé d’un frisson subversif à se positionner au côté des infâmes pour une cause juste. Un piège parfait finalement.

Mais la situation est inconfortable et comporte plusieurs écueils suscitant questionnement et réflexion. D’abord, la mise en procès pour “incitation à la haine raciale” ne dispense pas du combat idéologique. Ensuite (et surtout), existe-t-il en France aujourd’hui, un environnement propice à la confrontation sereine des points de vue sur les questions d’immigration (mixée à l’insécurité) ? Question dont on peut apprécier dès l’énonciation le caractère biaisé. Une chose est certaine, à ce rythme de ralliement, à la fin, la fine fleur progressiste risque de se retrouver sur la grève, frétillante et suffocante.

En déclarantMais pourquoi on est contrôlé 17 fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont Noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait” E. Zemmour sait qu’il travaille en terrain familier. Il sait qu’il risque un procès et donc une tribune supplémentaire. Il sait enfin qu’il va cliver. Non pas parmi les xénophobes, où il fera manifestement un triomphe, mais dans la sphère de ceux qui le honnissent. Dans un premier temps parce que l’on va critiquer ceux qui le trainent en justice. Sous le prétexte que l’homme de télévision dispose d’une surface supplémentaire pour instiller ses idées. Ensuite parce que l’on va s’écharper sur la censure. Une censure souvent diagnostiquée comme l’impossibilité d’échafauder une contre-offensive aux propos xénophobes. Des propos affichés comme relevant du bon sens commun. Une faculté perdue par les progressistes qui verseraient soit dans le mutisme, car ils ont tort, soit dans l’angélisme pour fuir la dure réalité du monde présent.

S’il est encore besoin de le préciser, les études sociologiques sur le sujet existent, les chercheurs aussi. Il est important de lire chacun des mots de la conclusion d’un article de L. Mucchielli sur les clichés de l’immigration et de l’insécurité :

“Ces pratiques (la délinquance) et ces éventuelles carrières (délinquantes) ne s’observent de façon spécifique (par rapport aux autres catégories de la population) que dans certains contextes locaux où les processus de ségrégation et de discrimination se cumulent et s’enracinent dans la durée, se transmettant entre générations. Pour le reste, les éléments déterminants de la délinquance juvénile des étrangers résidants en France et des Français nés de parents étrangers demeurent des problèmes familiaux et scolaires qui ne sont pas propres à ces populations, mais semblent au contraire comparables aux problèmes posés jadis par des populations françaises issues de l’exode rural ou par d’autres populations ouvrières étrangères en période de crise économique.”

Émerge alors une question cruciale sur les termes du débat et la liberté d’expression. Comment se fait-il que la proposition en vingt-cinq mots* d’E. Zemmour fasse le tour de l’hexagone alors que la conclusion en six cent cinquante autres de L. Mucchielli ne soit pas perceptible ?

Qui donne la parole à qui et dans quel sens ?

La France est traversée par des soubresauts régressifs qui influent massivement sur la qualité du débat public. P. Bourdieu avait déjà perçu la “force” des “fasts-thinkers” capables de résumer des rudiments d’analyse en quatre phrases déclamées. Une sorte de quintessence communicationnelle de la forme balayant le fond. Aujourd’hui la scène médiatique se compose largement de zélateurs de cette dé-évolution. Pas une émission sans le subversif de service qui fera un sort aux féministes, aux antiracistes, aux “partageux”. Une panoplie complète de bons clients prêts à vociférer sur les ondes pour le plus grand plaisir d’un public sidéré, accoutumé. La télévision traite du passé colonial, P. Bruckner s’invite pour servir sa soupe antirepentance. La radio traite de l’insécurité, I. Rioufol fait la retape sur les amalgames culturalo-nationalistes et sécuritaires ou E. Levy proposera une intervention militaire en banlieues. Ou sur des questions économiques, le panégyrique de la barbarie par N. Baverez. Un canevas d’invités calibrés, dans l’air du temps : Celui d’une omniprésence dans une France pré-frontiste.

La domination des réactionnaires n’est pas (seulement) le fruit d’une perte d’influence de ce qui pourrait être “la gauche”. Les propositions structurées existent. Elles ne cadrent pas avec l’organisation et la sémantique inhérente à l’environnement médiatique actuel. E. Zemmour renversera toujours L. Mucchielli, non pas parce qu’il est plus pertinent, mais parce qu’il n’est pas isolé. L’un participe à la résurgence d’un courant régressif massif à l’œuvre jusqu’au sommet de l’État. L’autre ne figure sur aucun listing prestigieux et traine comme un boulet son statut de sociologue. La différence entre les deux propos, la haine. La démonstration du caractère de plus en plus abrasif de la société (ou d’une vision majoritaire de la société) pour une partie de la population : Les racisés et les discriminés. Cette violence vaut-elle un procès ? Probablement.

*dont le salmigondis cocardier qui l’agrémente ne tempère nullement la violence.

(à suivre…)

Vogelsong – 20 janvier 2011 – Paris

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39 réflexions sur “Le procès d’E. Zemmour vu d’ici

  1. Ce qui est drôle c’est que ton billet abonde dans l’exact sens de Zemmour. A la différence près que tu vas plus loin et que tu appuies ton argumentation sur des études qui expliquent, par des raisons socios-économiques, cette différence de traitement entre les origines.

    La connerie de Zemmour est donc à mon sens d’avoir cantonné son propos a cette phrase, offrant ainsi le flan a toutes nos associations qui veillent a la propreté corporelle de la France.

    Bonne journée Vogelsong.

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  2. Bon constat, bonne exaspération : on peut ne pas être « très à l’aise » sur un procès de ce genre, mais est-ce que, comme tu le soulignes, n’y-a-t-il pas déjà une partie « structurellement » plus audible que l’autre, à la base ?

    Le point d’une liberté d’expression totale est un sujet qui m’intrigue : ne vaudrait-il pas mieux comme une sorte de « principe de précaution » autoriser tout ? Mais j’en suis arrivé à cet étrange réflexion : on oppose souvent la panacée d’une « liberté d’expression » au politiquement correct qui nous minerait, et écraserait la courageuse minorité réactionnaire (ignorant comme tu le soulignes souvent qu’elle ne l’est plus tellement, minoritaire). On fait comme si le « politiquement correct » était là, en France, à la base, à l’origine, et que la liberté d’expression était un sorte de concept-Messie à venir, balayant un ordre mauvais.

    Or, ironiquement, le concept du politiquement correct a justement pour nid un pays où la liberté d’expression est totale, le politiquement correct ne s’est pas développé dans un environnement de gauchisme débridé. Il me semble d’ailleurs, ce que ne voient pas les réactionnaires se plaignant du pouvoir des « associations », que la voie naturelle d’une liberté d’expression à l’américaine (pas de propos passant au tribunal), serait justement un radicalisme croissant de l’activisme, pour contrer toute une libre expression abjecte non contenue…

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    • Je ne sais pas pour ton « principe de précaution ». J’essaie de souligner que les conditions de la liberté d’expression ne sont pas réunies. Pour une raison de rapport de force asymétrique.

      Quant au politiquement correct, tabous, subversion, « parler-vrai », ils sont devenus des artifices argumentaires pour soit dire des choses banales, soit justifier l’ignoble.

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      • Oui c’est ce que je dis dans mon second commentaire (que j’ai eu la flemme de poster) : dans un monde idéal, où tout est équilibré, où toutes les idées ont les même chances d’être audibles, juger Zemmour serait indéfendable. Mais les idées en face, où les entend-on ? Sont-elles vigoureusement audibles ? C’est un peu comme ça que j’ai compris ton billet : le problème n’est pas qu’on entende Zemmour, mais qu’on entende pas ses contradicteurs. (Et que les contradicteurs mettent plus de zèle à défendre Zemmour que leurs propres idées, en schématisant).

        …Et puis il faut dédramatiser ce truc de la « liberté d’expression », la civilisation c’est aussi trier ses paroles, je ne vais pas considérer mon fils comme quelqu’un de libre s’il s’arroge le droit de dire tout ce qu’il lui passe par la tête.

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  3. Je souscris assez largement à l’analyse d’un processus régressif. Mais justement, vouloir résoudre ces querelles zemmouriennes devant un tribunal ne participe-t-il pas de ce processus ?

    Tu soulèves (à bon droit, il me semble) le problème posé par la montée de la violence sémantique, verbale et au final conceptuelle dans le débat public, dans les rapports sociaux. Mais faire appel à l’institution judiciaire — c’est-à-dire, in fine, à la puissance publique — comme solution à ce problème, n’est-ce pas alimenter ce cercle vicieux ?

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    • Je pensais que nous serions pas d’accord sur ce sujet tu vois. J’ai pensé à toi (et à nos discussions) en écrivant…

      Faire appel à la puissance publique comporte effectivement moult désavantages. J’en parlerai peut-être dans la suite.

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      • Sur ce type de sujets, nous sommes généralement assez proches il me semble — dans l’analyse du moins. Mais de manière générale, s’agissant des procès d’opinion, j’ai tendance à penser que les poursuites bénéficient souvent un peu plus au défendeur qu’au plaignant.

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  4. Il y a eu un colloque contre l’islam qui s’est tenu à Paris dernièrement Mr Zemmour n’était pas invité il aurait pourtant rencontré un public qui aurait bu ses propos.

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  5. Juste un point de détail : les travaux de Mucchielli, comme toute production scientifique, ne valent pas parole d’évangile et ne sont intéressants que dans une approche dialectique. Le livre récent de Lagrange sur le même sujet postule au contraire une hypothèse culturaliste pour expliquer la violence. Ne tombons pas dans le travers éditocratique consistant à affirmer des « vérités » incontestables !

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    • Romain ce n’est pas un « point de détail » (arrête d’utiliser ce terme s’il te plait !) :)

      Plus sérieusement. Ce qui s’applique à Mucchielli s’applique à Lagrange dont les thèses culturalistes sont aussi battues en brèches.

      Je voulais illustrer aussi le fait, qu’une position argumentée existe mais n’est pas utilisée. Pour les raisons que j’énonce. Principe et format du débat. Et aussi « air du temps ».

      Nous glissons. Et je ne formule pas de solutions.

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  6. Zemmour a pu lâcher tranquillement sa boule puante, avec l’ innocence de celui qui dit un évidence (« c’est un fait »), parce que c’est dans l’air du temps : fumeux débat sur
    l’identité nationale, politique sécuritaire et répressive, affaire des Roms, ect…..
    Les thématiques communes au FN et à ce gouvernement font que certains se croient autorisés à dire tout haut ce que d’autres penseraient tout bas : comme Hortefeux .
    Une petite phrase de rien du tout balancée en l’air ? non, elle n’est pas prononcée par n’importe qui . Zemmour, agile avec les mots et les idées, s’est laissé emporter par sa petite notoriété médiatique, qui ne lui permet plus de s’affranchir de toute limite .

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  7. plusieurs petites remarques, jetées dans le désordre, l’oiseau fera le tri :
    – si la liberté d’expression est un droit, elle implique également des devoirs, à commencer par celui de « respecter » une vision contradictoire de la sienne (je ne dis pas ‘tolérer’ volontairement). Or, la Gauche a longtemps été dans une position purement morale sur les sujets évoqués dans ce billet : immigration, délinquance… Sans vouloir aller sur le ‘fond’, elle a donc très, trop longtemps réfuté, par principe, toute contradiction au nom de cette morale. C’est d’ailleurs contre cet angélisme, contre ces droits-de-l’hommiste que Zemmour développe son fond de commerce.
    Le procès qu’on lui fait aujourd’hui part encore et toujours de cette vision moralisatrice et c’est ce en quoi il est une erreur.
    – Pour contrer le « ilsuffisme » de Zemmour (pour reprendre l’expression de Daniel Schneidermann) il faudrait revalider le perspectivisme : la Vérité n’existe pas, il n’existe que des perspectives, ce qui induit que Zemmour voit le monde avec sa subjectivité qui est de fait fragmentée et tronquée. Mais pour s’opposer à lui, il faut du temps et des explications : vérités mobiles, changeantes, sociologie, histoire, recherche du sens.. Malheureusement l’espace médiatique ne se prête pas à ce type d’exposé, il lui a toujours privilégié le « cliché » instantané, le « ilsuffisme » zemmourien, beaucoup plus vendeur (cf Bourdieu).
    La solution (si tant est qu’il y en ait une) à apporter pour lutter contre cette régression est donc très compliquée à trouver. :) Mais ce n’est certainement pas le Droit qui l’apportera.
    Bonne journée, Vogelsong.

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    • Je vois mal comment se départir de l’aspect moral du sujet. Evidement qu’il faut un débat au fond. Mais les conditions de ce dernier sont difficile à réunir.

      C’est un bon recodage du fast-thinking vu du bord subjectif de Zemmour.

      Merci

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  8. bien. La phrase de Muchielli (« Ces pratiques (la délinquance) et ces éventuelles carrières (délinquantes) ne s’observent de façon spécifique{…]que dans certains contextes locaux où les processus de ségrégation et de discrimination se cumulent et s’enracinent dans la durée ») correspond à la fois à ma formation (socio et psycho du travail) et à mes observations empiriques. Muchielli le dit mieux que je ne saurais le faire. Parfait. Pourtant, est-ce la parole, le sens, la profondeur qui sont les meilleurs outils pour enfoncer le clou de l’intelligence dans le bois (pourri) du mépris et de la haine ? je n’en suis pas sûr… Arguments contre arguments, c’est l’inconscient et l’émotionnel qui l’emportera, pas la parole portée à haute et intelligible voix. par qui que ce soit. Et je n’ai pas de solution… sinon de continuer à prêcher dans le désert, avec d’autres, comme Muchielli.

    Je pense toutefois que si l’on donnait davantage d’espoir aux gens modestes, en termes de projet alternatif de société, plutôt que de finir caissière à Cora sans espoir d’en sortir, peut-être que Zemmour n’existerait pas. Nous vivons dans un contexte et une société de boucs émissaires faciles.

    ceci dit, j’exulterai à l’issue du procès si zemmour est condamné. Il en va de l’honneur de ceux qui ont été si gravement insultés, méprisés, et désignés à al vindicte populaire sous couverts d’études sérieuses. Qui ne tiennent pas compte des facteurs sociologiques et psychologiques, impalpables….

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  9. bon, Cricri a déjà évoqué Bourdieu donc je laisse tomber cette allusion.
    Quant à la « réelle » sur-représentation des populations immigrées ou issues de l’immigration (je cause politiquement correct ce soir) dans les affaires de délinquance, j’aborderais la problématique sous un autre angle, à savoir celui de la pauvreté (sociale, intellectuelle, etc…).
    Pour finir, oiseau de mauvais augure, j’espère que tu te trompes en évoquant le pré-frontisme !!!

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  10. Quand Taguieff faisait encore du bon boulot, et n’était pas tombé dans ses délires actuels, il avait publié deux petits bouquins argumentaires très bien foutus pour contrer le racisme ordinaire à la Zemmour. Je crois que ça s’appelait « face au racisme ».

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  11. Je peux difficilement penser à Eric Zemmour sans me rappeler les deux fois où je l’ai vu, marchant très vite sur le boulevard Arago, chaque fois un lundi après-midi, je crois (chaque fois à la même heure). Il marchait excessivement vite: moi, je marche vite, mais lui c’est terrible! J’ai essayé de le suivre, la deuxième fois, en me disant que je lui poserai une question! Mais je n’ai pas pu le rattraper. Et puis, finalement, comme un matou qui lâche une « proie » pour aller dormir dans un coin, j’ai laissé Éric partir vers son destin (sans doute allait-il chez Ruquier?).
    Je crois me souvenir qu’il portait une sacoche assez lourde.

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  12. Deux poids deux mesures. Je vous dis pas le tollé si on voyait un noir dénoncer le colon israélien sioniste. Vous imaginez? Mais il serait lynché par l’ensemble des médias non? Pauvre France …

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  13. J’aime bien cet article car il est symptomatique de notre société actuelle .
    Eric Zemmour , comme d’autres spécialistes auto-proclamés ou désignés par des animateurs télé , est présenté comme un avocat , un procureur , un pro à la parole facile . Il a un pouvoir fou sur la pensée immédiate . En deux mots il démollit ou il encense .
    Pas étonnant qu’il puisse alors se permettre toutes sortes de dérapages !
    D’ailleurs , Nauleau , son accolyte a lui même avoué « on est payé pour ça » au cours d’une de ces émissions people où le jeu consiste à démollir la tronche de celui ou celle qui est en face .
    Autant le discours est mielleux et condescendant quand il s’agit de peoples très connus ayant commis une oeuvre ( bien souvent écrite par un « nègre ») , autant il est violent quand il s’agit de politiques ! L’ère est au « tous pourris » et à ce niveau de réflexion les réactionnaires ne sont pas toujours là où on les attend .
    Je ne dis pas que tous méritent du respect , mais bizarrement ceux qui sont encensés sont souvent ceux qui vont dans le sens du vent . Alors là on voit un Zemmour hochant de la tête comme un petit chien-gadget sur la plage arrière d’une voiture !
    S’il a l’assentiment du procureur c’est donc qu’il a raison !
    Voilà à quoi on assiste ces dernières années . Ce qui compte ce ne sont plus les arguments mais le « vu et approuvé à la télé » .
    Le procès de Zemmour devrait être celui des médias qui sous couvert de distraction , nous font passer leurs messages subliminaux et raccoleurs . Mais pourquoi ceux-ci feraient-ils autre chose ? Ont-ils un intérêt à lutter contre leurs intérêts ?
    Une seule solution ..ne pas les regarder ou encore n’en retenir que la « substantifique moelle » , que l’information brute ! La discussion et la réflexion se trouvent ailleurs , sur des billets comme les tiens .

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  14. Lecture intéressante et pertinente sur le procès Zemmour. Au-delà du problème des chiffres de la délinquance, de la liberté d’expression, du glissement vers la droite de la France, et de Zemmour lui-même, l’idée qui m’a intéressée ici c’est cette « télégénie » des propos expéditifs et réductionnistes.

    Les comportements de consommation télévisuelle des Français ne vont pas changer par magie; on est donc condamnés pour encore longtemps à subir la dictature du télégénique. Le seul « espoir » qui nous reste n’est ca pas de réussir à retourner cette télégénie des opinions simplistes contre elle-même? Pour que les stigmatiseurs au final s’autostigmatisent au lieu de stigmatiser les autres?

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