Pourquoi faudrait-il être fier d’être Français ?

“Que sommes-nous devenus, pour accepter d’être réduit à une nationalité” S. Tissot – P. Tevanian – Les mots sont importants – 2010

Au lieu de faire avec, de s’en accommoder du mieux possible, on y transfère ses affects. La Nation, ou l’idée que l’on doit s’en faire constitue un fonds de commerce lucratif. Faute de trouver une issue aux problèmes de société, l’idée que la France se fait d’elle-même occupe les esprits. L’évocation du projet commun post révolutionnaire sent la nostalgie, mais surtout le réchauffé. Par les temps qui courent, la fierté nationale tient lieu de retranchement. Derrière lequel se cantonnent incompétents, dealers de haines, spin doctors du désastre. L’étape ultime du délitement politico-marketing fut la célèbre rodomontade en forme chantage affectif “la France tu l’aimes ou tu la quittes”.

Français, une providence ?

Être Français relève souvent d’un malencontreux hasard. Nombreux sont ceux qui vocifèrent leur “fierté d’être Français”. Vainqueurs bien malgré eux à la loterie de l’existence, ils n’y sont pas pour grand-chose. Un retournement de fortune, une autre destinée aurait pu plonger le plastronnant hexagonal dans la peau d’un inuit, le pagne d’un Papou. Que l’on soit fier d’une œuvre accomplie, d’un acte quel qu’il soit peut sembler normal. Doit-on légitimement se glorifier d’une chose dont on n’est absolument pas responsable ? En tout état de cause, on peut louer la providence d’être ici et pas là, se réjouir d’une situation donnée, mais l’arrogance de l’appartenance nationale…

On objectera que la fierté provient de l’héritage, de ce que les anciens ont laissé et dont il faudra se sentir digne. Mais ce n’est alors que repousser le problème. La même question se pose pour les aïeux. Puis, de ce legs, comment faire l’inventaire entre les ignominies et les grandeurs ? Ne garder que les aspects positifs, en purgeant les zones d’ombres ? Être fier d’être Français, est-ce être fier de l’architecture parisienne, des conquêtes napoléoniennes, des essais nucléaires du Sahara ou de l’école publique et laïque ? Le génie français se résume souvent aux aspects saillants positifs ou discutables, mais “positivables” de l’histoire. On purge souvent les ignominies. Car c’est une histoire souvent écrite par les vainqueurs ou les dominants comme le démontre magnifiquement H. Zinn dans son “Histoire populaire des États-Unis”. La France s’est aussi façonnée grâce aux étrangers de passage (ou pas), pour beaucoup jamais devenus Français. Mais comme le remarque P. Tevanian, les plus formidables des Français, l’ont été non pas parce qu’ils étaient Français, mais parce qu’ils étaient scientifiques, artistes, philosophes, écrivains, antifascistes…

Atavisme chauvin

Pourquoi faut-il être fier d’être Français ? Qui veut qu’on le soit et pour quelle raison ?* Difficile de se défaire des oripeaux nationalistes. Tout y concourt, sport, économie, informations, l’esprit de clocher se perche partout. Facile ensuite de stimuler le chauvinisme latent par des déclarations politiques qui glorifient l’appartenance nationale, la grandeur du pays. On abuse de cette grosse ficelle. Mais dès lors, on entre dans le champ paradoxal de la communication, du contorsionnisme émotionnel. N. Sarkozy, grand adepte des emphases patriotiques ne trouve rien à redire à l’envahissement commercial de son bien-aimé pays. Il ne trouve rien à objecter à la mise sous tutelle internationale de sa propre politique par les institutions financières. Bien au contraire, il y contribue, pousse dans ce sens. En l’occurrence, ces contraintes extérieures pourraient être soutenables. Le problème alors se pose sur son obsession de l’Homme étranger. Celui qu’il faut empêcher d’entrer ou stigmatiser s’il réside sur le territoire. Presque une idée fixe dont naitra un ministère. Il est fascinant de noter que le raisonnement inverse s’applique aussi. Pourquoi réclamer la libre circulation des hommes et la régulation drastique des biens de consommation ? Posture absurde finalement, parce que la Nation n’est pas la bonne échelle, ni le bon créneau, ni même le bon critère.

L’irruption au pied de biche des politiciens dans les consciences du citoyen pour y sonder leur “amour du pays” n’est pas anodine. N’est-ce pas simplement une stratégie de diversion ? Une captation des attentions pour masquer les lacunes d’une société axée sur la domination. Souder les citoyens du pays malgré les relations verticales qui les séparent au détriment de l’ émancipation sociale. Dominants et dominés dans le même navire pour bouter l’étranger parasitaire hors de la révérée patrie. Un ciment social sans lequel la société marchande atomisée telle qu’elle s’est installée aurait du mal à se survivre. Le gouvernement Sarkozy a compris depuis son avènement que cet artifice suffirait à camoufler une gestion des affaires calamiteuses. À intervalles réguliers une piqure de rappel est infligée avec la gracieuse collaboration des médias et intellectuels. P. Bruckner, M. Gallo, A. Finkielkraut, I. Rioufol, E. Zemmour et bien d’autres occupent l’avant garde de l’arrogance française. Celle qui derrière une factice repentance creuse le sillon sanglant du rejet de l’autre. Rien n’étant trop beau, ni trop bon pour sa grandeur.

Alors, la France (puisqu’il faut parler d’elle) touche le fond. Musulmans, gens du voyage, Roms, sans-papiers à tour de rôle passent au pilori de la Nation. La focalisation des peurs, donc des haines bat son plein dès que la situation économique déraille. Et manifestement ce pays est entre les mains d’incompétents. Au lieu de s’en remettre au mérite (au lieu de l’invoquer), ce concept tellement éculé, et (donc) de débarrasser le plancher, on ravive ce puissant sentiment national. Se défaire surtout des formules à l’emporte pièce comme “la France tu l’aimes ou tu la quittes”, sorte de “travailler plus pour gagner plus” à usage franchouillard. Faute de mieux donc, la nation devrait rester le cadre d’exercice du pouvoir. Une idée simple et neutre. Hors des affects, amour/haine. Pas un sujet d’adoration, ni d’arrogance (ni même de ressentiment). Moins encore un instrument politique pour attiser les haines.

*Les mots sont importants

Vogelsong – 21 Août 2010 – Paris

125 réflexions sur “Pourquoi faudrait-il être fier d’être Français ?

  1. (I recommence…) Autre question, pourquoi faudrait il en avoir honte ? Et tolérer que d’autres pays puissent avoir une population fière d’être de leur pays ?

    Moi, j’aime bien mon pays, je suis assez fier de lui. Peut être j’aime moins beaucoup de ses habitants, de ses dirigeants. Mais ça n’a rien à voir avec la relation que j’ai avec mon pays…
    Un élément de réponse, puisque tu semble poser la question, sans doute attendais tu des réponses ? (ou non, et dans ce cas excuse moi je sors de suite)

    • En avoir honte ? Même réponse que pour en être fier.

      Concernant les autres pays, ce n’est pas parce qu’ailleurs c’est pire qu’il faut faire pareil…

    • Ma foi, je dirais qu’il n’y a de quoi être ni fier ni honteux de son pays, même si on peut l’aimer (ou non). C’est une question différente: je ne m’identifie pas à mon pays, même si mon pays fait partie de cette identité. Et surtout, ce que font les autres citoyens de ce pays ne dépend pas de moi, donc je ne me sens pas responsable de leurs exploits ni de leurs erreurs.

  2. Bien dit.

    On pouvait être fier d’être Français, ou plus exactement d’une histoire, les Lumières, la Révolution, Juin 1848, La commune, le combat de Jaurès, La Résistance, Nizan, etc

    La politique actuelle tourne le dos à cette histoire, et ne donne guère de fierté à être français.

  3. Moi aussi, j’aime mon pays, ma famille, mes amis, les gens qui y vivent et se bougent au quotidien à la Cimade, aux Restos, au Secours Pop, chez Amnesty, dans le club de foot ou de piscine de leur gamin juste parce qu’ils ont envie d’aider les autres, de participer pour améliorer quelques vies.
    Je l’aime, mon pays, et j’ai envie de le partager, de montrer comme il est beau à plein de gens.
    Enfin, je l’aimais.
    Il se trouve que je peux aller où je veux. Mes potes Laotiens ou Egyptiens, à qui je veux le montrer, mon pays, doivent payer très cher simplement pour avoir le droit d’entrer. Pourquoi est-ce que j’ai le droit de circuler librement chez eux et pas eux chez moi ?
    Je l’aimais mon pays mais un jour, le chef, il a dit « la France tu l’aimes ou tu la quittes » désolée, mais la France qui vote pour toi, je ne l’aime pas.
    J’ai des bonnes chaussures, une tente, et j’en ai marre de me battre contre des moulins à vent depuis 6 ans. Bye !
    Cette naissance du sentiment de fierté n’est qu’une réaction normale issue de l’abrutissement des masses qui génère une société qui devient de plus en plus égoïste, compétition pour le travail oblige.
    Je ne suis pas d’accord avec toi sur le regroupement, il ne s’agit pas de souder un collectif derrière le drapeau France mais diviser toujours et encore. Apres les riches face aux pauvres, les salariés du public face à ceux du privé, les jeunes face aux vieux, on trouve les « vrais » français face aux « auvergnats ». Cette situation ne fait qu’accentuer les tensions et aide le communautarisme à se développer.
    Pourtant, un étranger, c’est une richesse, c’est plein de choses à partager.
    Par contre,comme tu l’écris si bien, les mots ont une importance. Attention de ne pas faire l’amalgame : gens du voyage, roms, etc…. ok. Mais être musulman, ce n’est pas un état de nationalité, ça n’a aucun rapport avec les papiers.
    Etre musulman, c’est juste avoir une religion. On stigmatise les gens d’origines maghrébine et Moyen-Orientale, pas juste les musulmans, ce serait réducteur, n’oublions pas les chrétiens d’Orient qui subissent les mêmes insultes racistes que n’importe quelle personne d’origine Marocaine ou Algérienne, peu importe leur religion. Tous les gens issus de ces régions ne sont pas musulmans.

  4. Génétiquement, nous sommes programmés pour faire partie d’une tribu, quelle qu’elle soit. Nous nous y sentons en sécurité. La tribu "France" est toute récente en fait – moins de 1000 ans – mais on s’y attache par habitude, surtout quand ça va mal, quand on a peur. Il ne faudrait pas grand chose pour qu’on se détourne de cette tribu là, mais les politiciens et les média, comme vous l’avez dit, s’occupent d’agiter le chiffon (bleu-blanc) rouge devant nos yeux cernés.

    • @Jean-Philippe : oui nous avons tous besoin d’un sentiment d’appartenance à une comunauté, une tribu. Cf pyramide de Maslow …

      Mais au XXIeme siècle la "tribu France" pourrait très bien se voir remplacée par les communautés en ligne qui sont autrement plus reliées à nos centres d’intérêts, et pour lesquelles nous sommes donc infiniment plus attachées et engagés finalement.

      • Sauf que tes premiers intérêts ne sont pas tes lectures nocturnes sur internet. Tes premiers intérêts sont de ne pas mourir, d’avoir à manger, d’avoir de l’électricité, et peut-être aussi d’être libre, et peut-être aussi d’avoir une bonne boulangerie en bas de chez toi avec du pain comme tu l’aimes… D’où l’intérêt de la communauté nationale. Après tout, si tout n’est qu’histoire de tribu, pourquoi pas celle-là plutôt qu’une autre ?

        • Parfaitement, le sentiment d’appartenance n’arrive qu’en 3e position sur la pyramide des besoins de maslow, après les besoins primaires que tu cites.

          A priori selon Maslow, si tu n’as pas satisfait ces premiers besoins, le besoin d’appartenance n’est pas très important.
          Ca m’étonnerai que le sdf moyen soit davantage préoccupé par la nation que par la recherche de quoi vivre jusqu’au lendemain. il va éventuellement chercher des liens sociaux avec ses camarades d’infortune qui lui apporteront au moins de la compagnie.

          Mais pour répondre à ton autre question "pourquoi celle là ?", mon avis est que le nationalisme a été encouragé de tous les coté car il arrangeait tout le monde au fond, et surtout les capitalistes. C’est un bon opium du peuple pour apaiser tout le monde.

  5. L’erreur est de croire qu’il y a une véritable ligne directrice a tout cela. Ma conviction profonde est que l’affaire Woerth était en passe de toucher, sous la lumière des médias de masse (et pas de Mediapart), des sales affaires de financements occultes des partis politiques. Il pourrait même y avoir des liens avec d’autres dossiers plus ou moins chauds pour Sarkozy.

    Face a ces magouilles politiques, la gauche est une fois de plus un joujou tellement simple a manipuler. Il "suffit" d’agiter le chiffon rouge pour que les éditos enflammés des biens pensants émergent. La France, patrie de la diversité gna gna gna.

    Le bateau Sarkozy a bien faillit tanguer. Aujourd’hui, le dossier est refermé, la gauche n’en a pas profité, la côte de Sarkozy remonte, celle de Fillon aussi, la gauche est incapable de suivre le débat qui vire parfois au franchement ridicule (renvoi de personnes de l’espace Schengen à l’espace Schengen).

    Bref tout va bien.

  6. Tu t’attaques au principe de nation en oubliant ce qui a précédé, c’est à dire les empires. Les nations se sont construites par opposition aux empires et reste le meilleur remède contre une domination universelle.

    Je trouve ta réflexion intéressante mais sous influence marxiste. Je pense que tout universalisme ou internationalisme est aliénant. Le formatage unique anesthésie la pensée. C’est la confrontation de cultures et de pensées diverses qui nous font avancer.

    Nous sommes porteurs d’une histoire, d’un héritage et d’une culture commune. On a pas faire à le tri entre les ignominies et les grandeurs de notre nation. On épouse quelqu’un en acceptant ses forces et ses faiblesses. Si au départ, une nation se construit autour d’une communauté d’intérêts, c’est l’acceptation commune d’un « vivre ensemble » qui la caractérise le mieux. Un désir sans cesse renouvelé de génération en génération.

    Nous sommes français et nous pouvons être fiers de l’être car nous sommes porteurs d’un pacte républicain et d’une histoire philosophique et culturelle qui continue d’influer sur la grande marche du monde. Ce n’est pas parce que N. Sarkozy renie cette histoire et bafoue les principes de notre nation, qu’il faut jeter le bébé avec l’eau du bain. Au contraire, réaffirmons nos principes républicains. Le patriotisme est sain puisqu’il est le ferment de notre communauté nationale. Au delà du hasard et de nos origines diverses, nous avons accepté de nous plier à des règles dans une grande communion de destins. Je ne vois pas de concept plus beau que celui-ci…

    • Tiens voilà un commentaire que je partage assurément. Moi je me sens français et je n’accepte pas que mon pays, ma culture, disparaisse pour faire plaisir à une idéologie mondialiste qui écrase tout et qui veut nous amener à être un "super consommateur" uniforme pour les plus grandes joies de l’empire occidentaliste qui domine le capitalisme.

      C’est donc un billet qui se veut porteur d’humanité voire de fraternité mais qui finalement ouvre la boîte de pandore du mondialisme parce que ça plaît aux bien-pensants de gauche. Les mêmes qui se pâment devant Lady Gaga ou autre connerie US envoyé par le marketing global contre les peuples. Moi je ne veux pas voir disparaître les cultures primitives sous prétexte que la technologie c’est mieux.

    • On peut affirmer certains principes sans faire un orgasme à chaque évocation de la patrie.

      Influence marxiste…. Voilà qui est fait.

    • Tu as tort je pense, Reversus, d’opposer ainsi Empires à Nations. Tout d’abord parceque les Empires ne se sont jamais privés d’incorporer des nations (Nations sans nécessité territoriale homogènes ), ensuite parceque l’universalisme est aussi le fait, mais à une autre échelle, de certains Etats-Nations, surtout le nôtre…

  7. Quel est mon pays ? C’est peut-être par là qu’il faudrait partir. Et, immigré communautaire résident en France ayant choisi de vivre en Bretagne (qui pour moi n’est pas exactement "la France") je t’assure que la question se pose, au moins pour moi.

    Mon pays n’est pas seulement mon histoire. Mon pays c’est aussi mon devenir. Le devenir que je construis sur le socle de mon histoire. En l’assumant, en la refusant, en la critiquant …

    Et mon pays est le devenir que je partage avec les autres.

    Mon pays c’est donc un territoire, un construit social en reconstruction pérenne duquel je ne suis pas simple consommateur mais bâtisseur.

    De ce pays, je peux en être fier.

    Car c’est "le mien"

  8. Comment puis-je être fier d’être Français, alors que j’ai 3/4 de sang "étranger" dans mes veines (et pas que ça) : Belge, NL, Italien. ? Hein ? Qu’on fasse le même calcul dans bcp de gens, la surprise sera de taille.
    La France s’est construite en levrette nous a dit un prof d’histoire au lycée : flux migratoires, guerres au 15/16/17/18e où on employait des mercenaires étrangers qui niquaient quand ce n’était pas des invasions plus tôt dans l’histoire ou plus tard: 19e siecle, 20e.

    Fier d’habiter en France ? Mais je suis né là , coup du sort ou du hasard pas trop: mes parents y étaient. Je n’ai donc eu la capacité de choisir de partir ailleurs que plus tard et ne l’ait pas fait. Comme bcp de gens . Sont ils fiers par ce qu’ils restent là où ils sont nés? Non.

    Comme le tovarich DesPasPerdus, je suis fier de certains épisodes de notre Histoire: 1789 et la déclaration des droits de l’homme dont le préambule est toujours d’actualité, 1792: la république qu’on ne fête jamais (c’est un signe non), le code civil de Bonaparte, 1848 et la naissance de la gauche non marxiste, la commune de Paris et d’autres épisodes comme 1936. Et moins fier d’autres: la terreur, le coup d’état de 1852 naissance de la droite Française bonapartiste… 1958 autre coup d’état "légal" cette fois-ci.
    On peut donc ne pas forcément être "fier d’être français", aimer les gens qui y habitent et d’autres (sans être internationaliste bisounours) et aimer mettre des coups de pelle à des cons qui prennent en otage un truc qui n’existe pas.

    Seb Careagit a trouvé le bon truc : tout ça est grotesque , par ce que c’est du vacarme sarkozyste comme dirait Sarkofrance. Les Roms qui sont moins cons que sarkozy, et qui ont l’habitude de prendre des coups de trique (ou pire) depuis 40 générations le disent : "on va revenir, on a rien à faire en Roumanie" et d’autres : "notre pays c’est l’union européenne".
    Ceux là ont compris les bugs de cette UE construite çà l’envers.

    Et sinon Lilianne en est où ?

    Et puis Vive la Nation !

    • Comment puis-je être fier d’être Français, alors que j’ai 3/4 de sang étranger ? => Tu peux être fier d’être français parce que la France a inventé l’universalisme et que le concept de nation dépasse justement celui du sang ?

        • "Universalisme" ne veut pas dire que n’importe qui peut obtenir la nationalité française en se comportant comme il l’entend. Cela veut au contraire dire que l’on pose des valeurs "universelles", c’est-à-dire qui ne dépendent pas de l’origine sociale, raciale, géographique… et qu’il faut simplement adhérer à ces valeurs.

    • Je partage beaucoup de choses ici et je me sens DE NOUVEAU fier d’être français avec des français qui sont a mon image ici sur ce post…
      Sinon ? Dans la vie de tout les jours ?
      La France je l’ai quittée pour ne plus y revenir tant qu’elle sera dirigée par des Nazillons nationalistes en costume cravate, dirigée par des "galopins" plus en mal de sucette que par des responsables sérieux, etc.

      Oui …! Je l’ai quittée et j’en chagrine tout les jours de ne plus être avec les miens et de la voir se tordre de douleur par les coups violents et xénophobes portés par ses dirigeants contre ses citoyens.

      Je m’insurge mais je ne peux rien y faire. Mais j’ai décidé de mon destin pour ne plus subir ses coups (Étant moi-même musulman et de parents nées en France) aussi je souhaite qu’une chose… que l’on mette un BIG coup de pied au Q envers les truands de la RÉPUBLIQUE.. et je serais de nouveau la… pour vous donner un coup de main et y laisser ma vie pour sauver le plus de français et de nos Citoyens.

      Comme dit la devise de Paris : Fluctuat nec mergitur ("je vais mais ne sombre point")

        • HASARD ?

          Je n’y crois pas… je pense au contraire que tout est écrit et que NOUS, citoyens, sommes et devons être ACTEURS DE NOTRE VIE…

          J’aime penser qu’un jour je dirais à mes enfants et/ou petits enfants : "J’étais la quand il fallait… et j’ai vu tant de choses… j’ai participé, j’ai contribué et j’ai milité avec mes idées et ma volonté de faire un monde meilleur… j’ai du m’exiler mais je suis revenu !"

          Je serais FIER alors d’avoir tant de choses à raconter et non parce que je n’étais qu’un simple spectateur de notre temps…

          On n’a pas à se poser la question suis-je français ou non ? Et je ne me la pose pas… Car se la poser c’est faire en sorte de créer des catégories de non-français… c’est une fracture, une déchirure au sein même de notre République.

          JE SUIS Français… un point c’est tout… et j’accepte et j’invite tout le monde (avec ce concept d’universalisme hérité de l’esprit des Lumières).

          Cordialement…

        • @Sir S. OULD IMAN : Ca c’est vrai que si l’on ne veut pas créer de catégorie « non-français », il ne faut pas poser la question de « qu’est-ce que français ? ». Toute chose qui se définit, définit également son contraire, c’est inévitable. Notez également que « français » n’a pas de sens si vous partez du principe que tout le monde l’est. Vous invitez tout le monde, c’est gentil, mais est-ce vous qui payez l’addition ? Est-ce vous qui allez nourrir tout le monde et leur trouver un boulot ? Vous qui abandonnez le navire pour partir ailleurs dès qu’il y a un problème ?

  9. Ne pas avoir d’affect serait ne pas avoir de sentiment d’appartenance à une communauté. Le sentiment d’appartenance est justement un sentiment. Il ne peut pas être libéré d’affect.
    Pour ma part, c’est lorsque je me suis sentie "étrangère" (ayant vécu à l’étranger plus de deux ans) que j’ai pris conscience du fait que j’étais française. C’est un des paramètres qui nous définit vis-à-vis de l’autre. C’est là que j’ai compris à quel point ma culture, mon pays m’étaient précieux. J’ai pleinement pris conscience que j’aimais mon pays et qu’il me manquait. Même avec ses défauts. C’est un peu comme une histoire d’amour. La France n’est pas parfaite mais je l’aime.

    • Mon propos s’orientait vers la fierté et l’arrogance. L’instrumentalisation des affects.

      Moi j’aime les fraises et le chocolat blanc. La France j’y vis. :)

      • Je suis plus fromages et baguette (avec un petit coup de rouge cela va sans dire)
        Et la France, j’y vis aussi. Je suis revenue :)

  10. Il y a des motifs de fierté dans la culture et l’héritage français (Stendhal, Flaubert, pour la littérature), les Lumières, la Révolution, un certain idéal républicain, etc. Mais l’histoire est aussi en perpétuel mouvement, et en ce moment, on hésite entre un sentiment de colère et un sentiment de honte. Colère de constater dans quelle dégradation des valeurs nous entraine Sarko and co (ça sert à quoi de lire La princesse de Clèves ?), honte de savoir que notre image est à ce point rendue ridicule à l’international que la seule nation à laquelle on nous compare est… l’Italie de Silvio et sa clique de tarés.

    Maintenant, le point de vue de Seb est extrêmement pertinent : la gauche démontre ses réflexes pavloviens et son incapacité à se sortir de sa propre caricature. Au lieu de dénoncer sans arrêt, de pousser de grands cris, il faut calmement expliquer pourquoi ce pouvoir est incompétent et néfaste, et faire des contre propositions. Établir un truc incroyable : un programme. C’est ce qui permet de ne pas être sans cesse dans la réaction mais un peu plus dans l’action.

    Ça rejoint aussi le commentaire que je te faisais dans une note précédente : la gauche a tous les atouts en mains, elle ne sait pas comment s’en servir. A ce niveau, la bêtise devient extrêmement coupable – surtout quand on assiste à l’avènement de la droite décomplexée, la plus injuste, la plus inefficace et la plus dangereuse que nous ayons connue depuis des décennies et des décennies (depuis la IIIème République ?).

  11. @Dagrouik

    Tu peux être fier d’être français tout en ayant une part de sang étranger dans tes veines… Une nation n’est pas figée, elle est justement constituée d’éléments divers…

    @Vogelsong

    Très intéressante réflexion. A l’instar de Mancioday, j’aurais tendance à penser que tu nies la possibilité d’être fier de son pays parce que tu es hostile au concept de nationalité. Mais justement, la nation a longtemps protégé les peuples de l’arbitraire des empires, de leur tendance à vouloir dominer le monde entier.

    Aujourd’hui, elles pourraient de nouveau jouer ce rôle… puisque les empires sont devenus des multinationales.

    En attendant, je reste fier d’être français, ce qui veux dire que je suis heureux d’appartenir à cette patrie. J’aurais pu naître dans une autre (le hasard, que tu invoques à raison), et j’aurais pu en être heureux… ou pas.

    Je suis heureux de vivre dans ce pays, parce que c’est un très beau pays, qui a un climat tempéré, des paysages variés, de beaux villages, de belles architectures, de beaux artistes, et globalement une belle histoire.

    Je ne retiendrai quant à moi pas uniquement la révolution et les grands mythes de "la partie des droits de l’homme". Même avant, la France a été une grande nation et a contribué positivement à l’histoire du monde.

    Il y a donc de nombreux motifs d’être heureux de vivre dans ce pays.

    Sinon, pourquoi autant de monde voudrait s’y installer? :-)

  12. @ Jean Philippe : c’est quoi cette histoire de genes ? t’as des chiffres, des stats, des études récentes ? excuse moi mais jusqu’a nouvel hordre, nus n’avons pas de gne de tribu. et si c’était le cas, pourquoi pas un gene de tribu "humaine" plutot que blanche-hétéro-française ?
    @ stan, ce dont tu parles, ça existe déjà, dans la vraie vie, pas en ligne. ca s’appelle l’amitié ! c’est bien ça, onn, une communauté qui se rassemble selon un vécu, des centres d’intérêt. pas besoin d’Internet pour ça.
    @Reversus : comment peut-on écrire "C’est la confrontation de cultures et de pensées diverses qui nous font avancer. " et parler ensuite d’un formatagederrière une nation ? Nous sommes tous différents et c’est cette histoire personnelle qui fait la richesse collective, non ?
    @chafouin, les gens veulent s’y installer parce que la France relève du rêve. Du rêve porté par ceux qui y vivent dans la misere mais envoient des sous à la famille, qui n"ontrpas le droit de rentrer, pas le droit de dire qu’ils sont dans la m… et les nouveaux arrivents font de même et tout le monde se retrouve avec une vision faussée.
    les ambassades de France entretiennent le mythe en créant des centre de langues et culturels où ils donnent des cours de langue à prix cher et encaissent des sous sur le dos de ceux qui rêvent de venir.
    j’ai oublié de dire @Vogelsong que c’est encore une fois super bien ecrit…

    • Ju, on discute. :)

      Bien sûr qu’il y a des papiers scientifiques derrière tout ça. Je ne me risquerais pas à le dire si ce n’était pas vrai – dans le meilleur état actuel des connaissances. Je ne pourrais pas l’inventer. ;)

  13. Ce qui est surprenant, c’est qu’on reconnait aux gays le droit d’être fiers de leur condition et de défiler pour elle; aux personnes de couleurs d’être fières d’être noirs et de le chanter (sing it loud, i’m black and i’m proud); aux membres de toute minorité régionale (breton, basque, corse, alsacien) de revendiquer un attachement à leurs racines; aux africains d’être attachés à leur terre d’origine, et je pourrais multiplier les exemples. La plupart du temps, ces fiertés là ne sont pas plus ou moins "méritoires" que l’appartenance à la France, qui serait en somme le seul chauvinisme condamnable, contestable, suspect, "moisi". Emporté par la méfiance (fondée, sans nul doute) qu’inspirent les tentatives de récupération du concept d’identité nationale par la droite sarkozienne, nombreux sont ceux qui comme vous "jettent le bébé avec le bain", et font fi de ce que la France a représenté et représente comme porteuse de valeurs et de sens à travers le monde (voir comme la marseillaise, par ailleurs méprisée par bien des français eux mêmes, est chantée partout où un peuple prétend s’affranchir d’une tyrannie…) Et plus curieusement encore, ce sont ceux là même qui dénient toute valeur "à l’identité française", qui sont les premiers à justifier le maintien sur sol des sans papiers, des clandestins, des réfugiés politiques, en invoquant tout à coup "la tradition française de terre d’accueil, patrie des droits de l’homme". On ne peut pas, en théorie, défendre ces deux postures, l’une déniant toute valeur intrinsèque à la "francitude", et l’autre revendiquant "cette identité de terre d’accueil". C’est pourtant ce que l’on fait très bien, et sans vergogne, dans de nombreuses prises de paroles à géométries variables.
    Personnellement, je ne suis pas fier d’être français, mais je ne vois pas de raison d’en avoir honte. En revanche, il m’arrive d’avoir honte de ne pas avoir compris plus tôt à quel point certains de mes amis "de gauche", peuvent être de mauvaise foi quand ça arrange leur discours du moment…

    • En fait il n’est pas question d’être fier d’être black/homo/femme etc, du moins dans la démarche militante et historique dont tu parles.
      Cet "état" n’est qu’un passage nécessaire. Lorsqu’il était dit aux noirs qu’ils valaient moins qu’un blanc, il était nécessaire de passer par cet état de fierté, cette différentiation. On ne mène aucun combat militant en se voyant comme le sous-humain que les autres ont vu en vous. mais c’est – normalement – un passage.

      Pour le reste de ton post. La France, contrairement aux USA, n’a pas une histoire fondée sur la fierté nationale, le patriotisme sinon post ou pré guerreS.
      Il n’est pas condamnable d’être chauvin, c’est juste, si on veut repartir sur le vieux débat sur l’identité nationale – une notion qui a toujours été étrangère à la construction de l’identité française (à par, je le répète en 70 par exemple).

      • à Valérie: que signifie Gay Pride? sinon, "fierté homosexuelle". Ce qui est mis en avant ce n’est pas une identité mais la fierté de s’y reconnaitre. Je comprends bien, au delà, l’axiome selon lequel l’opprimé aurait besoin, lui, d’affirmer sa fierté pour construire sa rebellion. C’est un postulat condescendant, pardonnez moi, pas du tout progressiste, en l’occurrence, très petit bourgeois dans l’esprit. La vraie révolte se fait par une prise de conscience de l’injustice, et la "fierté" n’est qu’un argument rhétorique qu’emploient les avant gardes pour mobiliser "les masses". Au-delà de l’argument, ils savent bien que la fierté n’a rien à voir là dedans; et ceux qui justifient de l’extérieur cet argument sont de mon point de vue dans une condescendance (ou au minimum un démagogie fut elle insconsciente). Attitude petite bourgeoise. Comme de justifier le racisme des minorités par le fait qu’elles subissent l’oppression, qui est une ânerie, même quand elle est reprise par des sociologues/idéologues.
        Pour ce qui est de dire que la France n’a pas une histoire fondée sur la fierté nationale, que ce serait étranger à notre identité, c’est faire fi, effectivement des périodes de guerre, mais pardon, du 18eme à la décolonisation, les périodes "pré" et "post" conflits ont constitué l’essentiel de l’histoire de France. Si l’identité française, c’est aussi un "projet", "des valeurs", c’est aussi un rapport évident au patriotisme (incluant aussi sa contestation). Ce "toujours été étrangère" me parait bien définitif et bien rapide… A tout le moins, un peu risquée, comme affirmation…

        • Je suis sans doute une "petite bourgeoise" mais étant aussi féministe, je suis aussi passée par cette phase "fière d’être une femme" (oui comme le dirait Sardou).
          Enfin je suis peut être condescendante envers moi même, me diras tu. Je le répète, les classes opprimées, quels vilains mots, ont intériorisé l’idée d’être inférieures. Penses tu que tous les homosexuels grandissent avec la fierté de l’être ? Pour beaucoup, ils se sentent anormaux, le vivent mal car on leur a toujours expliqué que cela l’était.
          "Comme de justifier le racisme des minorités par le fait qu’elles subissent l’oppression" je ne vois pas comment tu peux employer un "comme" ou alors tu es en train de me dire que la fierté passe forcément par le rejet de l’autre et, en ce cas je ne comprends pas que tu puisses défendre le concept de fierté nationale.

          Pour le reste, je te renvoie aux livres de Noiriel – par exemple – démontrant que le patriotisme est une notion bien étrangère aux français, à part je le répète à des époques bien précises.
          Par exemple, au sortir de la guerre de 14, et pendant la montée de l’hitlérisme, de nombreux intellectuels sont allés étudier le phénomène. parmi eux, il y a, pour certains, une admiration devant le sentiment national fort qu’Hitler a su créer. Si certains ont vanté quelques qualités d’Hitler, dont Louis Bertrand un académicien français c’est, parce qu’il a, leur semblait il ,soudé le peuple allemand. Evidemment certains des corollaires de cette union leur échappaient totalement ou leur étaient indifférents.
          Nous avons tenté, par le modèle assimilationniste, d’abord appliquée aux régions puis aux immigrés, d’assoir une cohérence nationale (via l’école entre auters), puis une fierté patriotique. Nous n’y sommes pas parvenus; les Usa première terre d’immigration n’ont pas encouragé un modèle assimilationiste, mais ont réussi à créer un fort sentiment patriotique. Paradoxalement le melting pot, très différentialiste des USA a créé ce patriotisme. Il n’est pas applicable en France et à mon sens, pas souhaitable du tout.

      • Effectivement, la France, c’est construite sur son histoire. sur le vivre ensemble, se rassembler, dès la révolution, pour faire bouger les choses, etc…
        et plus que sur son identité, c’est sur sa culture et sur les avancées collectives, que la France s’est construit.
        après, le sentiment de "fierté" me gêne, mais dans un autre sens que toi, même si je comrpends tes arguments.
        Ne pourraient-on pas juste "soi" et "heureux" plutôt que se définir comme homo/femme/bi… peu importe… je suis moi et je mets un pied devant l’autre pour marcher. La vie n’en serait-elle pas plus simple si on arrêtait d’étiquetter ?
        alors effectivement en tant que nana-blanche-qui-se-fait-embêter-en-terre-musulmane, j’ai eu des tas de posititions un peu radicales avant d eprendre du recul et de me dire que la vie peut juste être plus simple, non ?

        • ce n’est pas nous qui nous définissons mais les autres. je crois que c’est Senghor qui disait qu’il avait compris qu’il était noir quand il était arrivé en France. La question ne se posait pas auparavant.
          Quant à étiqueter… je prône l’indifferentiation, mot qui fait sortir son revolver à Zemmour. On en est loin.

          Pour l’école, je n’ai jamais prétendu que l’école de Ferry avait été pensée pour apprendre à réfléchir. j’ai simplement mis en avant que l’école a servi à tenter de construire une unité nationale (apprendre la même langue, histoire commune etc).

    • Exactement,

      Je ne vois pas au nom de quelle conception dévoyée de l’universalisme nous devrions tolérer des impérialismes particuliers et souvent exogènes "venir jusque dans nos bras" chasser sur les terres françaises.

      N’en déplaise à une certaine gauche, je ressens une certaine communion d’esprit avec mes compatriotes plus qu’avec des étrangers. Ceci ne signifie pas pour autant que je rejette les étrangers mais je considère que c’est à eux de faire un effort d’adaption à ce qu’est la France, même si ce qu’est la France ne constitue que la synthèse improbable d’influence multiples et souvent étrangères. Je dis cela avec d’autant moins de complexe que je suis moi-même en partie d’ascendance étrangère.

      Denier son identité, c’est de la schizophrénie. Pour dialoguer avec l’Autre, il faut savoir qui l’on est, et en particulier, qu’on est précisément pas l’Autre !

      • @ Valérie, t’as aussi "l’affirmative action" sencée mettre en avant les muinorités qui n’a fait que pousser encore plus à la stigmatisation qui a été un échec total.
        Par contre, je ne suis pas sur le même créneau que toi en terme d’éducation.L’école, c’est la compétition dès la petite enfance plutôt que de vouloir les faire devenir des adultes reflechirs, on en fait des gens qui doivent toujours faire mieux que les autres… pas top.

  14. Voila ce que j’écrivais sur mon bloc-notes le 15 novembre 200…9 ! :

    Identité Nationale : M. Sarkozy, parlez pour vous…… !!!

    « Nous avons fini par ne plus savoir très bien qui nous étions »

    (NS, 12 /11 /09, La Chapelle en Vercors)

    C’est peut-être son cas, ce n’est pas le mien !

    Je n’y suis strictement pour rien mais je suis né en France, au milieu du siècle dernier, de parents et de grands parents Français.

    Mon grand père paternel a réchappé de Verdun. Mon père a fait la guerre de 39, comme officier nommé au front, et décoré.

    J’ai reçu une bonne éducation chrétienne, notamment de ma mère et de mes deux grand mères.

    Dont j’ai principalement retenu L’AMOUR DE SON PROCHAIN !

    J’ai été modérément passionné par l’Histoire de mon Pays. Mais j’en ai tout de même retenu les évènements dont nous pouvons être fiers ainsi que ceux qui – malheureusement – ne sont pas à l’honneur de notre Pays ( Ex : l’Inquisition, les guerres de religion [entre chrétiens qui plus est…], la Terreur, la folie dominatrice de Napoléon, Vichy, « l’affaire » Ben Barka, la torture en Algérie, le Rainbow Warrior, les SDF, les Sans papiers…).

    J’ai fait – à contre cœur – mon service militaire.

    Bref, je suis Républicain.

    J’ai été particulièrement heureux de servir, comme fonctionnaire français, la Communauté de l’Aviation Civile Internationale.

    En bon Français, j’ai été heureux également d’avoir aussi des amis Juifs, Arabes, Israéliens, Marocains, Tunisiens, Algériens, Anglais, Allemands, Suisses, Suédois, Australiens, Américains, Bulgares, Espagnols, Portugais, Italiens, Slovènes et j’en oublie sûrement.

    Je ne suis surtout pas chauvin. J’aime bien le fait que je sois aussi Citoyen Européen.

    Je pense que tous les modes de vie, toutes les cultures sur cette planète se valent, en bien comme en mal.

    Je trouve que ce que l’on nous présente comme la « culture » américaine est actuellement sur-représentée sur nos écrans de télévisions. C’est pourquoi je préfère regarder ARTE.

    Au titre de mes nombreuses activités syndicales internationales, je suis encore heureux aujourd’hui d’avoir perçu, dans les yeux de tous ceux qui me faisaient confiance que je venais bien de la Patrie des Droits de l’Homme.

    Je suis râleur, mais je n’aime pas l’injustice.

    Je paye mes impôts sans rechigner mais en me désolant de l’usage qui en est parfois fait.

    Je refuse de m’abstenir de voter ( quitte, peut-être, un jour à voter blanc) car je sais trop bien ce qui se passe dans les Pays où les élections sont, au choix, inexistantes et/ou truquées.

    Je cherche toujours à ne pas me rendre coupable d’incivilités, notamment au volant.

    Je m’efforce d’être tolérant. Je n’ai rien contre les « étrangers ».

    Je combats sereinement, mais sans insultes ni invectives, les idées, les actes qui ne me plaisent pas et ceux qui les représentent. J’ai fait mienne cette célèbre devise : « Je déteste ce que tu dis mais je me battrai pour que tu aies le droit de le dire ».

    J’aime bien la musique de « La Marseillaise », beaucoup moins certaines de ses paroles. Je trouve inapproprié que celle-ci soit interprétée à l’occasion de manifestations sportives, quelles qu’elles soient. Je trouve que c’est galvauder l’hymne national.

    Je suis affligé de voir pareillement galvaudée la Légion d’Honneur.

    Je fais des fautes d’orthographe, je ne sais pas accorder les participes passés.

    Je suis ainsi, me semble-t-il, un Français tout ce qu’il y a de plus normal.

    Je pense même que nous sommes des millions de Français tout à fait normaux.

    Aussi, je ne vois vraiment pas l’utilité d’un « grand débat national » pour faire ce constat ci-dessus, somme toute d’une grande banalité.

    Si certains, y compris au plus haut niveau, se posent des questions, c’est consternant.

    Mais ils n’ont qu’à se regarder dans une glace .

    Car ils ne sont surtout pas obligés de rendre publiques leurs interrogations !

    http://lamauragne.blog.lemonde.fr/2009/11/15/identite-nationale-m-sarkozy-parlez-pour-vous%E2%80%A6%E2%80%A6/

    jf.

  15. "Une idée simple et neutre. Hors des affects, amour/haine. Pas un sujet d’adoration, ni d’arrogance (ni même de ressentiment). Moins encore un instrument politique pour attiser les haines." je me permets de citer cette conclusion qui me semble remettre la relation du citoyen a la nation sur le bon axe. Avant de revenir commenter plus longuement plus tard.

  16. Je ne sais pas si il faut être fier d’être français…

    Il est juste gratifiant et réconfortant de vivre dans un pays (un état) qui partage les même valeurs que les siennes…

    Pour moi, avec Sarko et sa clique à la tête de l’état, c’est loin d’être le cas et je peux dire que je ne suis pas fier de mon pays, tel qu’il est représenté par ses dirigeants :-/

  17. Ping : Le nationalisme pris dans les filets de l’internet sans frontière | Tête de Quenelle !

  18. C est pour ça que plutôt que brasser de l air sur Internet, on dois des aujourd’hui penser a demain et a la société d’après. Sinon rien ne changera

  19. cette stratégie de diversion est extrêmement dangereuse à mon goût. Moi aussi, j’aime bien mon pays, ses régions, ses habitants, sa diversité, sa beauté (parce que quand même, la France, c’est super beau !). Mais l’amalgame que dresse Sarko entre sentiment national et xénophobie me révulse. Je pense que, personnellement, ça lui est complètement égal, cependant c’est facile de jouer la division et d’attiser les bas instincts, bref, de dresser un rideau de fumée plutôt que d’assumer l’échec total de sa politique…il ne va pas se priver de ce contre-feu qui par ailleurs risque de l’avantager ! Avec ses conneries, on va se retrouver avec un duel entre lui et Marine en 2012 si ça continue !

  20. @Jacques, qui "aime bien la musique de « La Marseillaise », beaucoup moins certaines de ses paroles." Je suppose que vous évoquez (entre autres?) le "sang impur" qui "abreuve les sillons". J’aime à répéter, chaque fois que je le peux, pour vous qui peut etre l’ignorez, ou qui le savez, ou à quelque lecteur passant par ici, que ce sang impur n’est nullement celui de l’ennemi ("l’étranger") et qu’il ne fait nullement référence à la notion de supériorité/infériorité d’une "race", comme croient (ou feignent de le croire) certains de ceux qui critiquent ces paroles (exemple Christine Boutin). Ce sang impur est en réalité celui des citoyens patriotes roturiers ou du peuple (les volontaires de Valmy, entre autres), qui se déclaraient ainsi prêts à verser LEUR sang pour la défense de la toute jeune République: leur sang, pas celui de l’ennemi. Sang qu’ils déclaraient "impur" par opposition à celui des nobles qui s’estimaient de "sang bleu", c’est à dire "pur". Il n’y a donc là aucun appel à la violence ou à la haine, mais l’expression lyrique du nouveau sentiment républicain, dans la logique du combat des Résistants qui tombèrent au champ de l’honneur. En somme, rien qui ne devrait "normalement" déplaire au Républicain tel que vous vous définissez, Jacques. Bien cordialement…

    • Vous savez donc mieux que moi, mon Cher, les paroles qui ne plaisent pas…
      Trop fort !
      Mais voyez vous, sans faire l’exégèse complète des nombreux couplets de la Marseillaise, je vous indique simplement que le "Aux armes citoyens"…" me paraît particulièrement anachronique en ce début de 21ème siècle.
      Maintenant, vous pouvez continuez de nous expliquer avec talent d’autres passages de la Marseillaise, je vous lirai alors avec plaisir.
      Mais de grâce, ne parlez pas à ma place s’il vous plait.

      jf.

      • je ne prétendais "ni parler à votre place", ni "savoir mieux que vous". J’avais noté dans ma démarche le mot SUPPOSE. Désolé que cela vous ait froissé, ce n’était pas l’objet, j’imaginais participer à un échange, comme c’est généralement le cas sur les blogs. Pardonnez moi.

  21. Désolé si je redis ce que d’autres ont peut-être déjà dit dans les commentaires, mais :

    1/ le chauvinisme français n’est pas si évident et répandu que ça. Sortez un drapeau français (en dehors d’un soir de match) et vous allez être qualifié de chauvin rabougri, d’ancien combattant… Par contre, revêtez les couleurs du drapeau britannique (symbole de l’ivrognerie sympathique et de la pop-rock), sortez le T-shirt « Algérie » (mentalité bled, fierté), portez haut les couleurs du Brésil ou de l’Ethiopie (on ne dira jamais assez ce que l’Homme doit à la nation éthiopienne !) et vous voilà « cool », ouvert, fun !
    2/ « Les plus formidables des Français l’ont été non pas parce qu’ils étaient Français mais parce qu’ils étaient scientifiques, artistes, philosophes, écrivains »… Certes, mais au bout d’un moment, quand il y a une telle concentration de talents, de génies, d’artistes, dans un si petit pays que la France, ne faut-il pas se demander comment ça se fait ? Un hasard ? Pourquoi pas la Suisse, juste à côté ? Pourquoi pas la Chine, qui compte 1/5 de la population mondiale ? Peut-être parce que ce qui fait la France a permis d’instaurer un climat favorable à la liberté, à la créativité, à l’individualisme, à la modernité ?

    Enfin, être Français est peut-être un "hasard" mais il n’est pas du tout "malencontreux". La France a inventé beaucoup de grandes choses, notamment dans le domaine des arts et des idées. En étant Français, vous avez sans doute un meilleur sort que 80 ou 90 % des habitants de la planète. Et vous pensez comme vous le faites en grande partie parce que vous avez eu une éducation en France.
    Et tout cela n’est pas qu’un hasard : c’est parce qu’il y a des gens qui ont travaillé et habité longtemps ici pour faire la France. Ils ont été attachés à un patrimoine (celui-là même qui vous semble désuet) et l’ont soigné. C’est important le patrimoine : http://unoeil.wordpress.com/2009/10/02/le-temps-des-nomades/

    • @ un_oeil
      Concernant votre 1), il faut bien avouer que le premiers pratiquants du "french bashing", loin d’être les anglo saxons comme on pourrait le croire, sont le s français eux mêmes… Tirer sur ce qui est français (sport, musique, "fierté") est un sport national qui n’existe pas ailleurs. Il me semble qu’il ya une vieille blague qui traine à la commission européenne : "Si vous voulez éviter qu’un dossier lié à la Fra"

      Concernant l’argument du "hasard" d’être né français, il se focalis ecurieusement sur la naissance, mais en général, quand on est né en France, l’éducaiton, la culture, la langue, bref la construction de l’individu est à mon sens très liée au pays.
      Ainsi, Vogel né en chine serait sans doute un individu tout différent de Vogel_Fr.

      La fierté d’être français, c’est peut être aussi simplmeent un sentiment d’accomplissement individuel, que l’on sait lié à son pays.
      En ce sens, être fier d’être français prend tout ..son sens!

      • correction :
        « Si vous voulez éviter qu’un dossier lié à la France ne se conclut en favorisant la France, mettez un français à la tête de la commission! »

    • Bonjour,

      Je vais vous répondre sur vos interrogations (qui n’en sont pas) et vous précise que durant mes recherches empiriques sur l’immigration, les banlieues et l’histoire j’ai eu l’occasion de pouvoir me documenter pleinement, durant mes dites études, au sein du CNRS et de l’EHESS à Paris:

      "Est-ce vous qui allez nourrir tout le monde et leur trouver un boulot ? Vous qui abandonnez le navire pour partir ailleurs dès qu’il y a un problème ?"

      Tout d’abord… la politique d’immigration s’est retrouvée avec un "revolver sur la tempe" le jour ou Valéry Giscard d’Estaing s’en est prit à l’immigration (et surtout afin de privilégier un thème de campagne électoraliste suite à la Crise… ou 1er Choc pétrolier).
      Avant cela ne posait pas de problèmes… les personnes avaient la liberté de circuler, d’aller et de venir… et donc VENIR veut aussi dire pouvoir repartir.
      Hors mettre fin à cette liberté la n’a fait qu’attiser les peurs de ne PLUS POUVOIR REVENIR UN JOUR. Ainsi… cela n’a fait que renforcer l’installation d’une immigration ayant bien trop peur de ne plus pouvoir revenir un jour (alors que la France s’était contentée avec ravissement d’aller les chercher… et de sélectionner ceux qui pourront trimer sans rechigner… Voir pour cela l’excellent part I-II et III de "Mémoire d’immigrée" de Yamina Benguigui).

      Pourtant… depuis les tréfonds de l’Histoire… les Hommes ont toujours eu la possibilités d’aller et de venir. Voire même de pouvoir s’engager dans les armées la ou ils le souhaitaient pour le compte d’une Nation (ceci s’est fait en France jusqu’à la 1ere guerre mondiale).

      Qui plus est venir dans un pays ne veut pas dire vivre sans un sous et se nourrir de ce que la nature veuille bien nous apporter… Ne croyez-vous pas que les immigrées aient EUX AUSSI cotisées pour vos retraites et celles de nos enfants (en espérant qu’ils puissent l’obtenir puisque en ce moment me IMPÔTS que je paye pour la société Française -je suis chef d’entreprise et je paie mes impôts en FRANCE tout en vivant à l’étranger- sont directement verses pour les retraitées en ce moment… donc plus de différées comme avant vu le nombre croissant de personnes âgées en France) ?
      Ne pensez-vous pas qu’ils consomment et donc qu’ils contribuent eux aussi a POUVOIR D’ACHAT en faisant en sorte que les entreprises françaises (qui souvent font fabriquer chez eux a moindre cout) puissent vendre et embaucher pour les SERVICES en France ?

      J’ajoute qu’avant d’affirmer MA FUITE de la France relisez mieux le post.
      Je ne vais pas rester la … les bras croises… au chômage… a ne rien faire…
      Si vous ovulez savoir… en tant que FRANÇAIS et musulman il est TRÈS DIFFICILE de travailler en France (surtout au jour d’aujourd’hui ou la stigmatisation de l’AUTRE fait qu’il n’est plus DIFFÈRENT mais DANGEREUX). D’autres temps mais memes politiques… VICHY a eu la sienne et j’applaudit ce RABIN qui dénonce les lois du SARKOZYSME comme étant comparable a celle de VICHY.

      Qui plus est je ne l’ai que partiellement quittée puisque je continue de PAYER pour la France… Mon argent on le veut bien mais moi non… SYMPA !

      Je suis français et j’aime mon pays tout autant que vous… mais je ne suis pas stupide au point de me laisser sombrer dans la rue, sans un sou… et sans avenir… a la merci des coups…
      Lorsque DE GAULE est parti de France et d’autres français se sont exilées (fuyant le NAZISME et les lois anti-juives.. ainsi que le début des rafles) vous seriez aussi prêt a les dénoncer comme AYANT QUITTÉES LE PAYS et donc pas ASSEZ FRANÇAIS a vos yeux ?

      En ce qui me concerne je ne souhaite qu’une chose s’est de rentrer mais ici je travaille.. et on accepte ce que je suis… en FRANCE ? Non… on me méprise… Pardon… l’État me méprise… Pourtant cela (ma foi) ne regarde que MOI et mon intimité… mon relationnel avec Dieu) et croyez le ou non… cela risque bel et bien de se renouveler comme en 40… Tout les indicateurs sont au "ROUGE" et tout les intellectuels religieux ne cessent de sonner l’alerte…

      Cordialement.

      • Je tiens à m’excuser d’avoir présagé de votre situation et de vous avoir jugé un peu vite en effet.
        En revanche, je ne crois pas à un éventuel "retour du nazisme", qu’on nous annonce chaque fois qu’une mesure est prise. C’est grotesque. Il y a de nombreux pays beaucoup plus "racistes" que la France. Il y a de nombreux pays où la police ferait des morts lors des émeutes de banlieues. Il y a de nombreux pays où les immigrés sont moins bien représentés qu’en France. Quant aux périodes sombres de l’histoire : en 1936, quand une grande partie de l’Europe cédait au fascisme, la France en était au Front Populaire. Vichy n’a pu se faire que dans des conditions exceptionnelles d’occupation, et ne peut même pas être complètement assimilé à du fascisme.

        • Et pourtant… nous y allons tout droit mon ami…
          Je tiens en note les alertes que font les instances religieuses (Juives et Musulmanes confondues) ainsi que le fait de laisser se proliférer l’Islamophobie gangrenante de la France…

          Je souhaiterais pourtant penser comme vous mais, pour en avoir été mainte fois victime (et nous ne pouvons hélas pas nous défendre car les tribunaux ont peur de voir une jurisprudence effective par les prud’hommes et le risque de voir ainsi une déferlante de fait racistes avérés au sein du monde de l’Emploi… aussi ils ne le souhaitent pas et préfèrent influer par une mise en situation amiable entre employeur et salariées), mais disais-je donc… il en est rien…

          Aujourd’hui il est devenu extrêmement banal de dire : "sale bougnoule, sale melon, sale arabe (donc pas français… forcement… si la couleur de peau ou le nom semble clocher uniquement), saleté de terroriste islamiste, sale musulman, Ben Laden… etc…."
          Et j’en passe et des pires.
          Pourtant je reste français et j’aime mon pays… mais ce sentiment n’est pas partagé par tous et l’on voit en moi une 5eme colonne…
          Et la LOI qui est censée protégée ses citoyens ne les protège toujours pas.. pire, elle favorise ce fait en faignant d’ignorer cela…

          Nous ne portons pas d’oeilleres n’est-il pas ? Enfin ni vous ni moi… donc vous voyez… on peut appeler cela Fascisme, nazisme, pétainisme ou franquisme… mais tout ces mots en "ismes" désignent la même haine de l’AUTRE..

        • Evidemment notre expérience quotidienne n’est pas la même. Mais je peux vous garantir que je n’ai jamais entendu personne en France parler ouvertement de "bougnoule", que ce soit à Paris ou à la campagne. Et les agressions physiques racistes restent extrêmement rares.
          A contrario, je ressens une vigilance collective muette mais très forte : les gens sont très prudents dès qu’ils sont amenés à parler d’un immigré ou d’une personne de couleur. Le moindre "dérapage" est relevé : un Frêche qui dit "pas très catholique", et tout de suite c’est le tollé… Et regardez ce qui se passe : est-il normal qu’on parle quotidiennement – en bien ou en mal – "d’immigration", "d’intégration" ? N’y a-t-il pas d’autres sujets ? Si les Français se "replient" sur leur fierté, c’est peut-être qu’ils aimeraient qu’on leur parle aussi d’eux et des sujets qui les concernent. Et pas seulement des immigrés ou des cultures à "assimiler".
          Le vrai danger de la France est ici : d’un côté les Français qui comme vous, croient voir du racisme à tous les coins de rue, et de l’autre ceux qui étouffent littéralement sous les prédications politiquement correct contre le racisme. C’est cette situation qui est explosive et qui risque de péter.

  22. Salut. J’aimerais savoir quelle est la difference entre la nationalite et la citoyennete. Et s’il y a une difference, alors sur quoi est-elle fondee? Il semblerait qu’en basant l’autorite de l’etat sur une question de territoire, on cree un ensemble de personnes qui, en ne commettant aucune faute particulierement grave a l’egard de qui que ce soit, sont malgre tout mises a l’ecart. En particulier, les migrants qui n’ont pas obtenu les papiers avant d’entrer sur le territoire se retrouvent dans le collimateur de l’etat, sans etre citoyen et donc une enorme contradiction s’ensuit: alors meme qu’ils ne sont pas citoyens ils sont sujets a la legislation francaise, pourtant en tant qu’hommes et femmes, ils n’ont pas les protections de la declaration universelle qui n’est pas sensee faire de difference! En particulier, l’article 2 precise que le but de toute association politique est la conservation du droit naturel a la liberte (entre autres)!

  23. Ping : Je suis fier d’être français, patriote et de gauche! | Le souffle divin

  24. attention littlehorn, vous faites un raccourcis.
    La plupart des migrants ont nu visa pour entrer en France, qu’il soit de longue ou de courte durée, de tourisme ou d’études.
    c’estlorsqu’ils demandent l’asile politique, le titre de sejour ou autre qu"ils se retrouvent face à un mur… et le visa s’en trouve périmé. Ils vivent donc par la suite dans l’illégalité.
    Pour les mineurs, c’est un peu différent. Jusqu’à il y a quelques années, quabnd j’étais ado, à 18 ans, le jeune avait sa carte d’identité après son titre "provisoire". On jugeait qu’il avait passé toute son enfance et toute sa scolarité en France et qu’il était donc français. Aujourd’hui, il faut être entré en France avant l’âge de 11 ans (ou est-ce 9 ans ? je cherche) pour avoir droit à ce genre de mesures. D’où l’extrêe vigilance des assoss.
    Sur la libre circulation des être humains, je suis d’accord avec vous…mais vous mélangez deux choses : libre circulation, qui fait référence au déplacement, au passage, et titre de séjour qui est lié à l’installation dans le pays, au droit de travailler en toute légalité.
    un citoyen est je crois quelqu’un qui a des droits civiques en plus des droits tout court. Or, aujourd’hui en France, même pour des electinos locales, des gens qui ne sont pas français, en règle avec un titre de séjour, ne peuvent pas voter… y compris s’ils sont instannés depuis 20 ans dans la ville, travaillent et paient des impots locaux.
    Un migrant, donc, même en règle, n’est pas un citoyen.

  25. superbe billet. Je ne suis pas fier d’être Français. Rien de provocant à dire cela. Mais, comment dire, aucun Français à l’exception de ceux qui en ont fait la demande n’a fait quoique ce soit pour être Français. Il est né Français. La rencontre d’un spermato et d’un ovaire tricolore devrait susciter de la fierté… ? Hum Hum.

  26. Superbe billet! A lire (gratuit, en Pdf): http://www.lafabrique.fr/catalogue.php?idArt=215

    Cela rapellera quelques souvenirs à certains!

    Quant à la France, son histoire ne débute pas en 1789, comme certains voudraient nous le faire croire. 1789 n’était pas "l’âge de pierre", précédant celui "de la lumière": lors du bicentenaire du "guillotinage" (ou plutôt meurtre) de Louis XVI, place de la Concorde -lieu de l’éxecution-, l’ambassadeur des Etats-Unis en personne a tenu à déposer une gerbe de fleurs, en hommage à l’ancien monarque. Cherchez pourquoi, et vous trouverez…

    "S’appartenir" n’est déjà pas si simple dans le monde dans lequel on vit, alors APPARTENIR à une nation!

  27. Mais la raison pour laquelle la circulation devrait etre libre est la meme qui fait qu’il n’y a pas de travail illegal. Aucun mal n’est fait par l’acte meme de traverser la frontiere, ou par celui de travailler pour quelqu’un, ou par le fait de se trouver sur le territoire Francais. C’est autre chose que la loi qui pousse le systeme a illegaliser des activites legitimes.

    • Non, pour traverser une frontiere, il faut un visa.
      et c’est ce visa qui est si difficile à obtenir, encore plus à renouveler.
      et n’importe où dans le monde, si vous ne le renouvelez pas, vous devez payer des taxes, etc…

      • Je faisais une critique legale du droit Francais (et d’ailleurs), donc naturellement vous comprenez que me dire qu’il faut un visa pour traverser les frontieres, c’est legerement hors-sujet. Je disais qu’on ne devrait pas avoir a en fournir.

  28. En étant Français, vous avez sans doute un meilleur sort que 80 ou 90 % des habitants de la planète. Et vous pensez comme vous le faites en grande partie parce que vous avez eu une éducation en France.
    Est-ce que cela justifie une fierte? Je suis ne dans un pays ou les choses vont mieux que dans d’autres pays, et apres? Comme dit Carlin dans la video ci-dessus, on peut etre heureux d’etre Americain/Francais/Je ne sais quoi. Mais etre fier, c’est revendiquer plus que ce que nous avons accompli de nous memes.

  29. Je ne suis pas d’accord avec votre article.
    Faut-il accepter tout les autres et tous leurs fantasmes ou rancœur ou traditions pour être reconnu "digne d’intéret" ?
    Personnellement je prone pour la mise en place de limites et de gardes fou.
    Ce serait pour moi faire honneur à la france et à ceux qui se sont battus pour ce qu’elle est devenue.
    Actuellement je ne suis pas fier d’être français car "on devrait tout accepter", suivant l’idéologie molle dominante.
    Et je ne donnerais pas plus d’argumentation sous peine d’être taxé de nombreux vices, voire même d’être modéré.

  30. Je terminerai en disant que lorsque j’étais à la fac dans les années 1980, il était de bon ton de critiquer la patrie et de ne pas être fièr de cela car en effet nous étions plus que des co-patrié, cependant aujourd’hui le monde à changé et continuer ce genre de discours tient plus de l’envie suicidaire que du désir d’universalité.

  31. Je vais essayer de reprendre chaque coms et d’y faire une réponse personnalisée.

    Pas d’explication de textes non plus.

    Ici une réponse globale :

    Par contre, je note que beaucoup de commentaires vont bien plus loin que les limites de "modérations" que j’essaie de poser dans la dédramatisation du concept et de l’outil (ou instrument de soumission) de "Nation". En d’autres terme, je ne propose à aucun moment de rayer la Nation. (comment ?)
    Tout d’abord, je commence le texte par "au lieu de faire avec", ce qui sous-entend qu’il n’y a pas, à notre connaissance, de solutions de rechange. Ni immediate.
    Cela étant dit, je propose juste une désacralisation de la fierté chauvine "d’être français". Cela n’enlève rien aux droits, à l’appartenance à l’espace France, aux liens géographiques, familiaux, etc… Juste reculer un peu, et s’apercevoir que tout ceci est peut-être un peu exagéré. Peut-être aussi, utilisé à des fins pas tout à fait "Républicaines". Le chantage au mérite de la Nationalité, c’est too much, non ? Les vociférations franchouillardes, les plastronnades hexagonales après 20 siècles de civilisation n’est-ce pas un tantinet primaire ? Et si la Nation est une si grande valeur, qu’en avons nous fait ou surtout, laissé faire ? La réappropriation du concept pour en faire un outil de "bien" au service du peuple, couvre souvent une langue politicienne creuse. La religion nationale est bien partagée par tous les hommes politiques et de toutes tendances. Nous voyons l’éclatant résultat. Enfin, qui l’utilise et dans quel but ? Enfin, ce n’est pas parce la frénésie nationale est encore plus exacerbée ailleurs qu’il faut l’imiter voire la dépasser.

    • Je t’ai répondu par un billet:
      http://lesouffledivin.wordpress.com/2010/08/23/je-suis-fier-detre-francais-patriote-et-de-gauche/

      Dans lequel je dis que l’on montre toujours le mauvais côté du "sentiment" d’appartenir à une nation, et non son bon côté qu’est une exaltation amenant à la fraternité. De cette exaltation naît une conscience collective d’appartenir à un mouvement commun nécessaire préalable à la volonté de construire de "grandes" choses ensemble.
      Je peux aimer les italiens, les russes ou même les américains ( pas tous hein?^^) mais ne pas "ressentir" le besoin ou l’envie de construire avec eux. Pour le moment bien sûr. Notre condition d’être humain peut changer et peut-être qu’un jour nous aurons la pleine conscience de l’énorme fumisterie de la construction de ce monde…mais on en est pas encore là.

    • N’y aurait-il pas un coup de comm’ à la clé ? Pendant qu’on parle de ça, on ne parle pas d’autre chose… bizare.
      En prenant du recul et en regardant ce qu’il se passe ailleurs, je me dis que c’est pas mal pratiqué pour détourner l’attention. C’est le cas au Laos, en tout cas, et à beaucoup plus grande échelle, en Egypte. quand le fils du président sort des grandes tirades patriotiques 2 mois après un match de foot contre l’Algérie juste pour que la presse nationale en parle 15 jours…
      c’est juste nu truc qui fait parler et cogiter tout le monde, une bonne diversion, en somme, pour ceux qui nous dirrigent.
      le probleme vient de ceux qui ajoutent au débat des phrases qui sentent assez mauvais, pleines de racisme.

  32. Mouais. En fait, je crois que la plupart des intervenants ici assument une partie de l’héritage de la France, celle qu’il idéalise ou qui convient le mieux à sa personnalité. C’est humain et, effectivement, un détour par Maslow n’est pas inutile. Par contre, je crois aussi que la plupart de ceux qui commentent ici ont le recul nécessaire pour ne pas tomber dans le panneau géant tendu par ceux qui nous gouvernent.

    Comme en toute chose, c’est de la dialectique : le concept de Nation peut servir divers intérêts en jeu, diverses forces en mouvement. On l’utilise aussi bien pour avancer culturellement, qu’à des fins politiciennes, belliqueuses ou que sais-je.

    La séquence actuelle est de mauvais goût, et chacun en conviendra effectivement. Être un petit peu fier du hasard d’être né français, éventuellement, et encore ça dépend quand, n’empêche pas d’être très attiré par d’autres nations, d’autres cultures : la Russie et ses écrivains, les États-Unis et leur culture très jeune et très dynamique, etc.

    Et c’est aussi au nom de cette idéal de la Nation (quoique je préfère amplement parler de République que de Nation) qu’on se bat lorsqu’on la croit attaquée. En ce moment, et c’était le sens de mon précédent commentaire, je vis une véritable agression de la vulgarité et de la bêtise, qui ne correspondent pas du tout à l’idée que je me fais de la France. Quand je lis la presse étrangère, je ressens de la colère et de la honte.

    En bref, si je partage un peu le message que tu veux faire passer, ta question relève un peu de l’ontologie. Pas de réponse définitive donc. Seulement de la dialectique.

  33. Bonjour,
    Cette phrase m’interpelle.
    "La focalisation des peurs, donc des haines.."
    En quoi une peur (une inquiétude?) peut-elle être synonyme de haine.
    Si j’ai peur des serpents par exemple, mon inquiétude peut me sauver la vie.
    Il n’y a pas de haine dans ce sentiment. Mais il est vrai aussi que depuis des décennies, on nous rabâche que la xénophobie, c’est la haine de l’autre. Vous êtes donc un pur produit du système. Voila donc pour votre émancipation quelques définitions glanées sur le web. Donc à votre portée.
    1. La peur est une émotion ressentie généralement en présence ou dans la perspective d’un danger.
    2. On déteste les araignées en général à la suite d’un événement désagréable vécu avec une d’entre elles. Il est possible aussi que l’araignée soit l’objet d’une phobie. Dans ce dernier cas, c’est une autre expérience émotive qui est transposée sur l’araignée. La haine à l’égard de l’insecte est ce qu’on appelle un déplacement.
    Cordialement,

  34. D’accord avec Falconhill (ou que Zeyes). Je ne vois pas non plus en quoi on devrait en avoir honte.

    Pour ma part je suis plus attaché à la République française qu’à la nation française. J’ai été à l’étranger, me suis senti étranger en revenant et maintenant après diverses périodes, allant du pur amour de la nation française au rejet, j’adhére depuis pas mal d’années désormais à ma self théorie, que j’ai propagée à quelques cercles en politique:

    J’ai trois patries/attachements etc…
    -L’Europe, la France et Lyon. Chacune avec un sentiment différent.
    L’Europe c’est l’idée pour la première fois d’avoir un patriotisme transnational, un espace commun. D’où l’envie d’aller plus loin, de dépasser l’Europe actuelle et ce systéme interétatique et surtout tourné vers l’économique.

    -La France: je connais trop d’endroits et d’aspects pas géniaux de ce pays par trop emmerdant à plein d’endroits. Du coup je préfére sa République à sa nation, son système au pays. Ca ne veut pas dire que je n’y suis pas attaché. Je me suis trop de fois battu y compris physiquement à l’étranger parce que j’étais français. En fait je suis content d’être français, sans honte mais sans fierté excessive non plus. Rien ne m’enerve plus que les pseudos détachements (à part quand ils sont vrais mais c’est très rare) affectés. Rien ne m’énerve plus aussi que les gens qui dénigrent le patriotisme français et soutiennent celui de tous les autres. Combien ai-je croisé de gens qui ne supportaient pas de voir un drapeau bleu-blanc-rouge (c’est le mal/le FN) et applaudissaient à la vue de n’importe quel nationalisme exclusif comme par exemple une fraction (je dis bien une fraction )du nationalisme algérien particulièrement douteuse ? Moi je suis content du drapeau français comme je suis content que les supporters des fennecs sortent le leur lorsque leur équipe gagne (ce qui ne fut pas le cas en phase finale)

    Lyon enfin. C’est ma patrie concrète. On ne le sait pas beaucoup ailleurs mais Lyon est une ville très chauvine d’elle même, avec beaucoup de particularités et très ouverte depuis une dizaine d’années. C’est elle qui m’a recueilli après quelques années à ne pas me sentir bien en France. Et je crois que cet instinct un peu bestial et pas très intelligent du patriotisme, je l’ai beaucoup pour elle.

  35. Ping : Ne laissons pas à l’extrême droite, le monopole de la nation | Reversus

  36. Je me permets de rebondir sur une partie de ce qui a été dit, car l’impression qui me vient et que le sujet, le titre est oublié…

    La question d’être français ne se pose pas vraiment, c’est la question de l’appartenance qui prend tout son sens comme cela l’a été signalé. Pourquoi ?
    Car déjà si résumer la question d’être français est posé elle limite ce concept à un objet précis celui de la France et/ou de la nation française ce qui est déjà réducteur en soi, que l’on parte de Clovis ou de Valmy et l’imaginaire qui se déploie n’est pas le même et limite ce sentiment d’appartenance dans l’espace ou le temps. Non pas que cela soit inintéressant, mais ce n’est qu’un moyen supplémentaire d’opposer ce qui n’est pas comparable.
    le sentiment d’appartenance est complexe et néanmoins nécessaire et c’est dans son rapport à l’autre qu’il se définit et jamais ex-nihilo, c’est donc une notion fluctuante qui n’a pas de vérité propre.
    Attention le danger est toujours de verser dans un relativisme à tout crin et c’est justement là que le débat doit avoir lieu, dans l’optique de ce relativisme absolu qui est toujours possible.
    Alors décomposons notre problématique, déjà la fierté, comment peut il en être autrement sans succomber aux délices libertaires du nihilisme (qui parfois me taraude je l’avoue, j’aime bien joué avec le feu) ? et bien déjà parce qu’au prise avec la fatalité, le chemin le plus court est l’acceptation, de quoi ? et bien d’être français pardi ? car pour la plupart le choix ne se pose pas vraiment et de là l’être humain a l’étrange capacité à détourner la question par l’acceptation de ce qui nous arrange. Parler de Valmy c’est éluder la terreur, parler de la résistance c’est évacué Vichy (et "vice" versa) quelle chance j’ai donc d’être français… ce qui veux pas dire que l’on est aveugle ou passif mais que notre choix, ou plutôt l’apparence a quelque chose que l’on nomme comme tel est somme toute limité par le vaste fourre tout que sont les hasards de l’histoire. L’être humain à aussi une autre grande capacité qui s’appelle l’auto-justification, mon (semblant) de choix fait je ne peux qu’avoir raison (avoir tord trop souvent mené a la neurasthénie et a se ruiner en psychanalyse).
    Je vais faire un détour en guise de contre exemple qui me vaudra un (mauvais) point goodwin : le nazisme.
    Quelle est sa grande leçon ?
    Non ce n’est pas le racisme ou l’antisémitisme est abjecte, les russes nous ont légués leur bistro a vodka et les pogroms qui parfois vont avec bien avant cela.
    Ce ne sont pas non plus les camps de concentration, que nos amis britanniques ont construits pour leur ressortissants hollandais, un brin tapageur (ha les hasards de l’histoire) voir que les américains ont construits pour eux même quelques années auparavant à Andersonville.
    Non pas non plus la prise de conscience que la science et la technologie pouvais nous amenait au pire, Haber (ha l’ironie de l’histoire) en Allemagne, le père de la guerre chimique ou l’équipe internationale (tiens tiens) créant la bombe atomique nous l’a montré aussi bien qu’Auschwitz (En plus propre et donc en plus acceptable, car après Hiroshima il n’y avait pas grand chose a voir et beaucoup à dire, mais après Auschwitz tout était visible mais indicible).
    Et bien non la grande leçon du nazisme et de nous avoir montré que ce qui nous rendait fier était le début de ce qui nous permettait de haïr ?
    Elle est la seule explication qui reste du génocide, c’est au delà de l’horreur ce qui a permis a de bon père de famille, policier tranquille dans le civil, de participer a des meurtres de masses qui leur semblait ignoble mais ou l’autre avait perdu le lien le relayant a un ensemble plus vaste que l’on appelle l’humanité, les faisant basculer dans la non humanité.
    L’on pourra discuter longtemps de la fierté d’être français sans aboutir à une réponse autre que factuelle, si l’on nie les limites absolu du sentiment d’appartenance et son absolu nécessité à la construction de l’homme.
    Car la nation a été une étape importante dans l’évolution des sociétés pour faire pièce aux absolutisme de l’époque (les empires comme déjà dis par d’autre) mais cela n’est qu’une étape que l’on ne franchira qu’en réussissant a se réunir autour d’une idée plus vaste en s’opposant à une autre idée plus vaste malheureusement.
    Car pour finir avec mon petit message, peut être un peu abscons (je m’en excuse), l’on se retrouvera toujours fier d’être ce que l’on est, de quelque chose l’histoire nous à légué et dans laquelle l’on pioche allégrement, mais tant que l’on acceptera pas l’idée que la fierté de notre appartenance se doit aussi d’être tempéré par ce qui nous fait honte, que cela participe autant à notre construction et que l’on se doit de transcender l’idée d’appartenance dans ce qu’elle a de réducteur, de violent pour l’autre et de nécessaire pour soi, pour arriver à une finalité qui certes reste immuable dans son legs historique, dans son expérience quotidienne mais qui se doit d’être ouverte… …et là je penses que l’être humain n’est pas prêt encore a ce saut qualitatif d’appartenance objective et ouverte, à l’échelle de la vie on sort à peine des cavernes et j’en veux pour preuve que depuis 1000 ans l’homme n’a pas pu faire autrement que perpétuer des systèmes de survie dans lesquels son instinct de chasseur cueilleur peut continuer à s’épanouir.
    Pour finir je dirais la nation pour quoi faire ?
    Ce n’est que le réceptacle présent, le dernier concept a la mode (depuis 1792 nous dirait le publicitaire) pour nous identifier a quelque chose, pour être fier d’être vivant ici et pas mort ailleurs, que le hasard nous a pas joué un sale tour, réceptacle donc ou chacun peut y mettre a loisir ce qui lui plait, quand son voisin y met l’inverse et ou les deux se retrouve aussi français que l’autre dans un jeu à sommes nulles, il est le défouloir ultime de ceux qui non plus que ça, ou Vichy sera toujours opposer à Londres (j’irai bien casser du skin ce soir), ou seul celui qui à le pouvoir de définir croit avoir raison (vae victis) mais ou tout le monde a tort, bref en attendant une improbable invasion de Centauriens nous permettant de nous reconnaitre comme frères humains, je doutes que l’homme murisse avant longtemps pour être fier d’autre chose que ce qui le sépare de son voisin.

    En tous cas merci pour cet article.

  37. Ping : des traces de m… sur un drapeau : rouge, vraiment ? « humeurs de gauche

  38. BiBi aime surtout la langue française, cette langue pleine de trous, cette langue qui a multiplié et qui multiplie les emprunts à droite, à gauche, en haut, en bas (pas la langue corsetée du Roi-Soleil et des Acacadémiciens).

    BiBi aime ce maelström, ce fouillis, le français débraillé, tous ces mots bambous qui se plient et se déplient. Il aime le Français, cette belle langue maternelle non parce qu’il la possède (personne ne possède une langue) mais parce que c’est justement elle qui le possède.

    Il aurait pu être chinois, papou, brésilien ou syrien qu’il aurait dit exactement la même chose. Mais BiBi – comme tout un chacun – n’a qu’une vie et elle a grandi en signifiants et signifiés frenchies.

    Donc la seule chose dont il est fier, c’est d’être vivant dans le bain des langages du Monde.Et de l’écrire ici en français.

  39. Ping : Français par la langue.

  40. Si je devais contredire ce billet (et je dis bien "si je devais"), je dirais que la fierté d’être Français pourrait être pris dans un sens beaucoup plus… moral.

    Se dire fier d’être Français impliquerait une exigence morale. L’Idée de la France (effectivement nettoyée de ses parts d’ombres) serait comme une sorte de Bien en soi kantien. Une certaine idée de la France. Et la fierté d’être Français, ne serait autre chose que la recherche de cet accomplissement de ce Bien en soi.

    La fierté ne serait pas une référence au passé, mais un devoir moral sur l’avenir.

    La fierté d’être Français serait l’héritage même de la Révolution. Malgré les exactions, malgré les atrocités, la Révolution en appelle à l’esprit des Lumières… Lumières qui éblouissent tant que l’ombre n’existe plus.

    De là à remettre en cause les Lumières, il n’y a qu’un pas…

    Ah… si je pouvais contredire ce billet…

  41. J’aime beaucoup, entre autres, l’une des phrases du dernier paragraphe : "Et manifestement, ce pays est entre les mains d’incompétents" … Toute la politique-spectacle conduite depuis bien trop d’années maintenant sert de cache-misère à cette incompétence.

    Je reviendrai ici moi :) !

  42. Bonjour
    J’avais pas vu et donc pas mentionné dans mes précédents commentaires la citation de Tevanian. Je trouve assez gonflé de la part d’un défenseur des aspects les plus dérangeants de l’identité (voile, excision etc…) au nom d’un multicultaralisme dévoyé, de nier complétement la nationalité. Lorsque l’on défend le droit au nationalisme, y compris virulent, chez les minorités, on ne peut le nier à la majorité.

    • Bonjour

      Concernant Tevanian. Dans l’ouvrage que j’ai lu, point de soutien à l’excision. Concernant le voile l’affaire et les arguments proposées sont à discuter. Par contre je veux bien que tu me signales un article où il est stipulé que Tevanian defend l’excision.
      Je n’ai pas lu, ou pas compris la défense du droit au nationalisme chez les minorités.

  43. Parfois je me demande pourquoi les "français" d’aujourd’hui ont perdu leur esprit révolutionnaire d’antan (1789). Certes aujourd’hui les gens ont peur de perdre leur emploi, d’autres sont peut-être malheureux. Mais à l’époque la situation pouvait être pire. Le problème vient peut-être du fait qu’aujourd’hui, les gens sont embrigadés par la publicité, par la société de consommation, par les crédits qui s´accumulent, par des élites (politiques ou non) qui savent être persuasives…

  44. Ping : Etre Rom, ça se mérite. | Les coulisses de Sarkofrance

  45. @vogelsong pour Tévanian toute revendication culturelle qui émane d’une minorité, qu’elle soit nationaliste, de santé ou d’autre chose est liégitime. En témoigne par exemple son soutien sans faille au Indigénes de la République.

    • Je ne vais pas défendre Tevanian. Certaines positions qui sont défendues dans ses ouvrages m’interpellent sur la méthode. Cela étant dit, rien qui relèverait "du nationalisme, de santé, ou d’autres choses".

  46. Pour l’excision, Tevanian sait que la position ne passerait pas. Du coup il parle de respect des cultures d’origine de façon intégrale, et de " Le racisme qui a imprégné l’ensemble des débats n’a pas toujours été théorisé, mais il a été omniprésent dans les argumentaires prohibitionnistes. On pourrait multiplier les citations édifiantes où s’opèrent une complète essentialisation de l’Islam et une multitude d’amalgames (voile-viol-excision-islamisme-intégrisme-terrorisme-fascisme-nazisme-antisémitisme)"à savoir donc quelque part que l’excision est un fantasme du petit blanc. Non il n’est pas aussi clair que je l’ai dit, il est malin, il euphémise, il ironise.

    • Sur l’excision "Tevanian sait que la position ne passerait pas". Il l’a dit ou pas ? S’il ne l’a pas dit. On dit qu’il ne l’a pas dit. On évite l’amalgame. Comme celui-ci :
      "On pourrait multiplier les citations édifiantes où s’opèrent une complète essentialisation de l’Islam et une multitude d’amalgames (voile-viol-excision-islamisme-intégrisme-terrorisme-fascisme-nazisme-antisémitisme)."

      Pour les citations multiples et édifiantes. Il faudrait juger sur pièces vu l’épaisseur du dossier…

      Encore une fois, j’ai lu ses ouvrages. je n’y ai pas trouvé ça. Je dois malcomprenant.

  47. Si vous n’avez qu’indifférence ou dégoût pour la France, si vous dénoncez la France comme un pays capitaliste, raciste, fasciste, pourquoi faites-vous de cet enfer la terre exclusive de l’immigration pour les réfugiés politiques, économiques et … climatiques de ce monde ?

    Pourquoi faire de ce pays pour lequel vous n’avez aucun sentiment le lieu d’accueil de toutes les souffrances ?

    Pourquoi faire du hasard la seule justification de vivre dans un pays et proposer la France comme destination de vie à tous ceux qui ont eu la chance de ne pas y naître ?

    Êtes-vous fier d’inviter des hommes et des femmes à tout quitter dans leur pays au risque de leur vie pour être exploités en France ?

    En conclusion ce qu’il manque à votre critique c’est de la cohérence.

    Que vous n’ayez aucune fierté d’être français au motif que rien ne peut justifier ce sentiment pour un pays comme la France. Très bien
    Dans ce cas rayer le nom de ce pays de tous les planisphères pour épargner aux émigrés quittant leur enfer en quête d’une vie meilleure, motif de leur émigration que vous semblez oublier, de vivre dans ce lieu unique sur terre : l’Enfer.

    • Newphénix (bel anglicisme)

      Vous illustrez assez bien ce que je décris dans ce billet. Je vous renverrai bien au texte, car manifestement vous ne l’avez pas saisi. S’il n’y a aucune raison rationnelle d’en être fier, il n’y en a aucune (symétriquement) d’en avoir honte.
      Comme il est précisé plus haut je propose simplement de prendre au peu de recul, au lieu de s’adonner à l’onanisme nationaliste. Dont on peut mesurer aujourd’hui certains méfaits.
      Sur l’immigration qui n’est pas le sujet central du texte, votre approche est franco-centrée. Il est notable que vus glissiez vers cette thématique. Une grande partie de l’immigration est d’origine économique (Italien, Espagnols, Portugais, Polonais, Maghrébins, etc…) . Ces migrants furent appelés par la France. Pour ceux qui traversent la mer au péril de leur vie. L’objectif n’est pas la terre de France, mais un irrépressible appel vers l’Eldorado. (Pour éclaircissements, je vous renvoie à ce propos à l’ouvrage de J. Ziegler, "l’Empire de la Honte").

  48. Aujourd’hui il faudrait être fièr d’être français et oublier ce que la france a fait en terme de colonisation, d’esclavage et de torture… Repensons à l’Algérie, aux DOM TOM et à tous ces humains qui ont été torturés et esclavagisés… Fièr d’être français, mais pas fièr de ce que la france à fait ! Ne jamais oublier les tortures en Algérie et les tortures faites aux esclaves et engagés libres…

  49. Nous vivons dans un beau pays qu’il est facile de critiquer puisque nous habitons ici, et c’est facile de cracher dans sa soupe. Certes tout n’est pas toujours rose, mais il y a des cons partout, c’est une des qualités des humains. C’est bizarre de lancer des débats sur "peut-on être fier d’être français", a quoi bon dénigrer notre pays ? On y vit plus ou moins bien et nous avons beaucoup de libertés que d’autres pays n’ont pas. Mais je suis mal placée pour dire ça parce que je suis très chauvine, je suis franco-espagnol et même si ces deux pays ne sont pas parfaits, je les aime et j’en suis fière. C’est comme vos parents, vous les choisissez pas, ils ont leurs défauts mais ils vont partis de vous et vous les aimez malgré tout.
    (Un peu extrême comme comparaison mais bon)

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