À droite, « il y a une alternative » : Sabine Herold

Un univers sépare la réalité des projets d’Alternative Libérale. S.Herold, égérie diaphane du parti libertarien français, dans une entrevue accordée aux blogueurs accueillis par l’hebdomadaire Vendredi, brosse les contours de ce qui serait une société idéale. Celle de l’Homme libre, enfin affranchi des contraintes stérilisantes de l’État, s’épanouissant dans un environnement régit par deux concepts forts : liberté et responsabilité. Rien que ça.

ALLe discours est rôdé, les concepts subtilement assénés. En tête de gondole la liberté, élément fédérateur de la doctrine libérale, qui sert aux disciples de F.v.Hayek d’argument principal dans la vente d’un projet de « société » hyper individualisée. Ils en mettent partout, tout le temps. Par principe voire habitude. Souvent pour camoufler l’essentiel.
L’argument de la liberté n’est pas frais. L’UMP sert ce laïus à chaque réforme partisane. La première mesure de N.Sarkozy fut de supprimer la carte scolaire. Qui, selon le chef de l’État est une garantie de liberté pour les parents de scolariser leurs enfants dans l’école de leur choix. S.Herold dans le même esprit propose des « vouchers » pour financer l’éducation. Ces bons d’États de valeur égale permettent aux parents de choisir l’école dans laquelle ils inscrivent leurs enfants. En théorie, il faut que « l’argent suive l’enfant et non pas l’inverse. Aujourd’hui l’enfant suit l’argent…« . Le dispositif transformerait les chefs d’établissements en véritables « patrons de PME« , avec perspectives managériales telles qu’il pourrait « devenir des chefs d’équipe (…) recruter les équipes d’enseignement qu’il souhaite et (…) accueillir des enfants afin de s’organiser un peu comme ils le veulent ». Caricature typique de l’artifice de communication, dans lequel la liberté est le cheval de Troie de la « concurrence« . En d’autres termes, poser la question de l’éducation sous l’angle : « voulez-vous que les parents aient la liberté de choisir l’établissement de leur choix ? » ; qui équivaut à : « est-ce qu’il faut organiser la concurrence entre les établissements scolaires et considérer ceux-ci comme des business units ? ». De toute évidence, moins vendeur…

Le spectre étatique est responsable de toutes les afflictions. L’État doit être « moins interventionniste et paternaliste, qui serait moins ce que l’on appelle le nanny state, c’est-à-dire un État qui va nous expliquer au quotidien ce que l’on va faire pour notre bien« . La doxa libérale impose un État à minimum circonscrit à la justice et la sécurité. Les prérogatives cantonnées au respect de la propriété privée et des règles de sécurité. Le reste, organisé par contrat privé ou libre association. Le reste, n’est pas une société. M.Thatcher adepte de Chicago boys le pérorerait « there is no such thing as society. There are individual men and women, and there are families« . Dans cette optique par exemple, l’État ou le gouvernement n’est plus garant de la santé des citoyens. La sécurité sociale, une entité monopolistique tentaculaire doit disparaître et laisser place à la concurrence des officines privées de santé. Chacun doit prendre en charge par un arbitrage risque versus dépense, la qualité de son assurance de santé. S.Herold tempère et précise que l’État impose une couverture « de soin minimale« . Néanmoins, elle propose clairement d’assumer une santé à plusieurs vitesses. À la loterie des affections malignes, il vaudra mieux avoir souscrit un contrat premium.

La responsabilité détermine les enjeux écologiques. S.Herold propose de faire payer jusqu’aux derniers euros les pollueurs. Après A.Minc qui voyait « en tout écologiste sommeiller un pétainiste« , S.Herold nous apprend, suite à une interpellation sur le productivisme, que « …péter pollue« . Optimistes, les libéraux ont confiance en la responsabilité des individus et en la magie de l’autorégulation pour surmonter ce défi planétaire. Impossible d’entraîner S.Herold sur le terrain d’un développement non productiviste ou vers la décroissance. Une idéologie pétrie d’esprit d’entreprise, de gains infinis, d’équilibres généraux optimaux n’abdique pas face à la réalité d’une planète à l’agonie. Il faut un monde commun pour dialoguer, échanger. S.Herold  souvent lévite, s’échappe.

Sur le même rythme, S.Herold présentera son ouvrage « Le bouffon du roi ». N.Sarkozy et O.Besancenot y sont des duettistes du spectacle politique et étatique de la France. Le président de la République a besoin des extravagances du leader du NPA pour rendre ses réformes acceptables. Quand la gauche radicale demande la nationalisation des banques, N.Sarkozy en profite pour seulement accorder une poignée de milliards. Cela lui permet d’étendre son emprise sur l’état. Lui qui s’était présenté à l’élection de 2007 comme libéral n’est qu’un « bonapartiste, interventionniste… À chaque fois que Sarkozy ouvre la bouche, il en sort un milliard donc ce n’est pas très libéral« .

Alternative Libérale prend une posture ni droite, ni gauche. Elle triangule le paysage politique selon trois pôles : les conservateurs, les socialistes et les libéraux. S.Herold se défend d’être de droite. Elle signale même l’existence des libéraux de gauche au sein de son parti. Symptomatiquement elle oublie d’évoquer d’hypothétiques libéraux de droite…

La doctrine politique se caractérise par un maximalisme dans l’interprétation de l’interventionnisme. Comportement type d’une organisation radicale. Il n’y a pas de marge de manœuvre entre le libéralisme et le socialisme. Surtout quand on part du principe que le parti socialiste (PS) par exemple, dans sa forme actuelle est planificateur de type crypto marxiste. Une approche puriste qui confine cette pensée, dans le réel, aux franges extrêmes du possible, du vivable. Les libéraux étayent une bonne partie de leurs projets sur des constats ressassés (par la droite UMP) comme le déficit de la sécurité sociale, un taux de 16 % d’illettrisme en fin de primaire, etc… Mais, peut-on créer le Far West du XXIe siècle ? Y vivrait-on mieux, plus longtemps, mieux éduqué, en meilleure santé, plus en sécurité ?

Plutôt laboratoire d’idée que parti de gouvernement, Alternative Libérale souhaite banaliser le projet individualiste néolibéral qui sévit depuis presque 40 ans. Dans le même schéma symétrique que la thèse du livre « le bouffon du roi« , avec S.Herold dans le rôle du facteur**. À la manière de l’ancien communiste converti au libéralisme forcené, J.Marseille qui admoneste le gouvernement UMP pour les atermoiements dans les réformes libérales. Mais qui ne manque jamais de délivrer son satisfecit à N.Sarkozy pour le sens de celles-ci.
Ni de droite, ni de gauche, mais tellement de droite…

(N.B. Le titre s’inspire d’une citation Thatcherienne pour infliger sa politique néo-libérale -« there is no alternative (TINA) », « il n’y a pas d’alternative »)

*La société n’existe pas, il n’y a que des individus et des familles
** Mais bien moins célèbre

Vogelsong – 18 mai 2009 – Paris

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ITW Sabine Herold

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40 réflexions sur “À droite, « il y a une alternative » : Sabine Herold

  1. « Le discours est rôdé, les concepts subtilement assénés », tu es gentil… ;) Moi j’aurais dit que les concepts (et seulement eux !) sont assénés. Point. Pour le reste, et en particulier pour la conclusion qui résume bien, rien à redire… Tiens, ça me fait penser à Brassens « Une jolie vache déguisée en fleur … »

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  2. Pour information, « Thatcher », comporte 2 h. Et je ne vais pas m’évertuer à corriger les autres fautes. On parlait de quoi, 16% d’illettrisme, non?

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  3. @Romain
    Le positionnement politique s’est affiné. Un triangle avec les réactionnaires, les socialistes, les libéraux. Entendre, les limaces, crapauds et les lions…

    @Hypos
    Véridique, je trouve la rengaine rodée. Peut-être que je fus sous le charme… :)

    @Timothé
    Les idées sont aussi perchées

    @Guronze
    Ne t’évertue pas, je n’en ai cure.
    Merci d’être passé.

    @Mancioday
    Ouais… Sauf que je me suis largement inspiré de ton compte rendu pour faire celui-ci.
    À bientôt

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  4. Le but du « chèque éducation » n’est pas de faire de l’éducation un « business », mais de permettre à différents types de pédagogies de se mettre en place. Si les lycées sont autonomes, ils devront chercher à attirer le plus d’élèves, et donc à mettre en place les pédagogies les plus appropriées, ainsi qu’à réduire au mieux les frais inutiles (ex: frais administratifs, qui mangent une grande partie du budget de l’Education nationale…) pour pouvoir utiliser cet argent à des fins plus utiles : engager plus de professeurs pour avoir des classes aux effectifs plus réduits (donc avec plus de réussite) ou mettre en place des activités attractives. Les Établissements qui mettraient en place des pédagogies qui réussiraient seraient ainsi imités par les autres, ce qui pousserait le niveau des lycées vers le haut. De plus, il se créerait des établissements pour les cas particuliers, comme les surdoués par exemple, qui aujourd’hui se retrouvent très souvent en échec scolaire faute d’établissements adaptés à leurs capacités.
    Et avec un tel système, les élèves de parents modestes ne se retrouveront plus sur la touche : ils pourront choisir le lycée qu’ils veulent. Un élève coûte aujourd’hui 400 Euros/mois à l’Etat : si on le lui reversait sous forme de bon , il pourrait se payer un bon lycée privé.
    En Finlande, qui est souvent cité comme le pays disposant du système éducatif le plus performant, les établissements scolaires disposent d’une grande autonomie.

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  5. Quand à la santé, elle fonctionne déjà à deux vitesses en France. Ce que propose AL, c’est de s’inspirer des systèmes néerlandais ou suédois : garantir une couverture santé à chacun tout en confiant le système à des assurances privés, dans un souci d’efficacité: un travailleur qui gagne le smic payera moins cher qu’actuellement, tout en étant mieux couvert.

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  6. Ainsi, « piratages », tu peux constater (rien qu’à certains commentaires) comment on réussit à faire prendre les vessies de l’individualisme forcené pour les lanternes de la liberté.
    Heureusement, tous nos pourfendeurs du trou de la sécu révisent généralement leur jugement à la première métastase, tout comme nos adeptes du concept chômeur=fainéant soupirent de soulagement au premier plan social qui les frappe…

    C’est fou comme on peut oublier ses cours de philo dès qu’on va au bureau.

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  7. @ Le-gout-des-autres :

    Que donc pouvez-vous bien savoir de ce que vous dites? De plus cela n’a absolument rien à voir avec le sujet! Cela ne sert à rien de détourner le sujet pour discréditer l’adversaire quand on a pas d’arguments…
    « à faire prendre les vessies de l’individualisme forcené pour les lanternes de la liberté » : l’individualisme, au sens philosophique du terme,c’est justement de vouloir accorder le plus de libertés possibles à chaque individu.

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  8. @Guronze:
    « Cela ne sert à rien de détourner le sujet pour discréditer l’adversaire quand on a pas d’arguments… »

    Bel exemple de ce que je disais…
    Faudra faire des efforts pour maîtriser la technique du sophisme.
    Un truc comme ça, normalement c’est la bulle, même en 1ère où on est habituellement plutôt indulgent.
    Prenez donc des leçons chez Me Vergès, lui au moins a un certain talent pour défendre l’indéfendable.

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  9. @marc
    « La liberté n’est pas un argument, c’est une fin en soi. »
    Merci de passer et de laisser un petit caillou.

    Dans la bouche d’alternative libérale ainsi que de nos hiérarques, elle sert d’argument à la mise en concurrence généralisée. Et c’est ce que j’essaie de dire dans ce compte rendu.

    La concurrence généralisée conduit-elle a la liberté, je crois que j’ai ma réponse…

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  10. @Vogelsong
    Comment peut on être libre sans concurrence? Sans concurrence, il n’y a pas de liberté de choix et on est dépendant du bon vouloir d’un monopole. Dans un marché en concurrence libre et non faussée, chaque concurrent existant OU potentiel constitue un contre pouvoir. J’espère que vous n’êtes pas contre les contre-pouvoirs.

    En tout cas, l’aversion des gauchistes pour la concurrence et la liberté de choix montre bien que ce qu’ils veulent ce n’est pas l’égalité, c’est l’uniformité.

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  11. @leonidas

    Vous faites de la concurrence un dogme.
    Je milite pour extraire des domaines de la vie hors du marché. La liberté n’a rien à voir la dedans.

    Je le dis dans le texte, il faut un monde commun pour échanger, dialoguer.

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  12. Tous ces braves gens semblent oublier aisément que le but de la concurrence (même si ce n’est pas avoué) est de supprimer la concurrence en tuant celui qui vient essayer de vendre sur un créneau qu’on occupe.
    Il faut vraiment se boucher les yeux pour ne pas le voir.
    D’ailleurs, une des luttes les plus âpres consiste davantage à essayer de tourner les lois antitrust qu’à essayer de faire mieux que son voisin et pour moins cher.
    Faire mieux consiste essentiellement à user de technique de marketing et faire moins cher consiste principalement à faire fabriquer dans des coins où l’esclavage est à peine déguisé.

    Car comment appeler un système économique qui consiste à payer des employés une misère, leur dénier le droit à une représentation syndicale et à toute protection sociale, leur verser leur maigre salaire quand on n’a rien de mieux à faire, les obliger à faire des heures supplémentaires non payées, etc… Et qu’on ne vienne pas me dire « Ouais… mais ils ont la liberté de ne pas travailler chez ces mecs !  » parce que quand la totalité du bled pratique comme ça, tu fais comment ?
    Au risque de paraître démago, je proposerais volontiers à ces thuriféraires de ce genre de liberté de vivre ce que vit le pékin chinois, indien, vietnamien et autres Équatoriens pendant quelques mois. Ils réviseraient peut-être leur jugement. Ils me font penser à ces adeptes de la mémoire des vies antérieures.
    Ils ont toujours été princes, grands-prêtres et autres empereurs.
    Je n’en ai pas encore croisé un qui ait été seulement paysan ou ouvrier, esclave n’en parlons pas…

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  13. @Vogelsong :

    Les libéraux militent justement pour que les échanges et les dialogues entre les personnes soient libres, dans le respect des droits et de la dignité de chacun.

    @Le-gout-des-autres :

    -Justement, la liberté des échanges a permis à des pays qui, il y a de cela moins de 40 ans, étaient parmi les plus pauvres du monde de se développer et d’améliorer considérablement leur niveau de vie, comme par exemple le Botswana ou la Corée du sud, qui s’est développée pendant que son voisin, la Corée du nord, s’appauvrirait et devenait une dictature par la faute d’un régime fondée sur une idéologie égalitaire…
    -S’il il y a des règles strictes, le seul moyen pour une entreprise de s’attirer des clients dans un système de concurrence et de proposer des produits au meilleur rapport qualité/prix possible.
    -« Je n’en ai pas encore croisé un qui ait été seulement paysan ou ouvrier… » Toujours ces attaques aux personnes! Curieusement, ce genre d’attaque d’une bassesse sans nom provient presque toujours de gens de gauche et d’extrême gauche… Si vous dites cela, c’est que vous n’avez pas dû croiser beaucoup de libéraux : il y en a de toutes les catégories sociales.

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  14. @Guronze:
    J’étais sûr que j’allais avoir droit au coup de l’attaque ad hominem…
    (tu as été empereur dans une vie antérieure ?)
    Rien de neuf sous le soleil, quand on constate que l’absence de régulation conduit immanquablement aux mêmes résultats, on est classé extrême-gauche ou anti-libéral.
    Qu’est-ce que ce sera quand on va parler des 750 millions d’indiens qui vivent avec moins de 2$ par jours, ou quand on va remarquer que la Chine a réussi la synthèse de ce qu’ont de pire le capitalisme et le communisme ?
    Bon, j’ai compris qu’il vaut mieux éviter de remarquer que la Chine a réussi à fabriquer 50 à 100 millions de riches, quelques milliers de très riches en maintenant, voire en aggravant la situation d’un milliard et demi de Chinois qui ont essentiellement le droit de se taire…
    C’est curieux, tes réactions me rappellent le comportement de mes amis (eh oui, j’ai des amis…) américains, quand je travaillais aux USA. Un jour, alors que j’évitais un type en train de dormir sur le trottoir, un type en très mauvais état, je dis à ce copain « comment se fait-il que dans ce pays, quand même le premier du monde et le plus riche, on croise des gens si jeunes et si malheureux ? », réflexion anodine d’un jeune Français (à l’époque j’étais jeune). Il me répondis avec le plus grand sérieux  » Tu ne serais pas communiste ? j’avais oublié que tu vivais dans un pays communiste ! C’est comment ? « . Mitterrand venait d’être élu et je bossais dans l’Oregon pour plusiers années…
    J’ai croisé des libéraux, de toutes catégories sociales. Et des gens de gauche. De toutes catégories sociales.
    J’ai des amis dans les deux sensibilités.
    Mais aucun n’érige l’égoïsme et la cupidité en nec plus ultra du modèle social.
    En fait, je n’apprécie que modérément le darwinisme social.
    Ca conduit toujours à ce qu’une poignée de rapaces accapare les richesses produites par une foule de moins bien armés.
    Surtout quand Mr Friedman (ce Nobel d’économie qui a été réduit à mourir d’un infarctus pour prouver qu’il avait un coeur) a clamé urbi et orbi qu’il fallait laisser faire  » Le Marché » que le marché s’autorégulait (avec l’efficacité qu’on a constaté récemment…). Ca a conduit à remplacer un capitalisme d’entreprise (réellement libéral, lui) par un capitalisme d’actionnaires, autant dire de rentiers, qui étripent les boîtes et les jettent comme des coquilles vides, avec les gens qui y travaillaient.
    Tu peux penser ce que tu penses si tu es banquier aux Bahamas, sinon tu n’es jamais qu’une dupe.
    La supériorité de l’espèce humaine consiste justement à ce que les états protègent les plus faibles de la férocité des plus forts et que la solidarité permette à tous de bénéficier des bienfaits produits par tous.

    Amen.

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  15. @Le-gout-des-autres

    -Je n’érige nullement la cupidité ou l’égoïsme comme valeurs et n’ai fait aucune apologie du darwinisme social.J’aimerais bien que vous m’aidiez à trouver ce qui dans mes propos vous a conduit à dire cela.
    -Je peux moi aussi donner dans le « rien de neuf sous le soleil » : les libéraux sont toujours accusés d’être de méchants vautours avares et sans coeur (bouh les vilains…)
    -« J’ai croisé des libéraux, de toutes catégories sociales. » Vous venez de vous contredire, mais cela me rassure.
    -Le nombre d’indiens et de chinois qui sortent de la pauvreté ne cesse d’augmenter, bien qu’il reste toujours beaucoup de pauvres. Il ne faut pas toujours regarder le mauvais côté de l’iceberg. La situation de la Chine, bien qu’elle est loin d’être exemplaire ou enviable, est aujourd’hui bien moins dure qu’elle ne l’était à la sortie de l’ère Mao.
    Justement, la plupart des libéraux pensent qu’il doit y avoir un état pour protéger les faibles et faire respecter les droits de chacun.
    -Vu le nombre de textes de lois qui régissent le système financier, ne serait-ce rien qu’aux États-Unis, et que la crise actuelle s’est déclenchée à cause des subprimes, pure création étatique, je ne suis pas sûr que l’on puisse parler de « dérégulation du marché » comme on le fait aujourd’hui à tout va, mais plutôt d’une mauvaise régulation.
    -La solidarité ne peut-être exercé par la contrainte : cela ne fait que la dévoyer, et on ne peut plus dès lors parler de solidarité. Je suis un partisan de l’idée de donner un égale chance de départ à tout le monde par le biais d’une éducation de qualité, accessible à tous, qui s’adapte aux élèves (et non l’inverse) -cf mon commentaire plus haut- mais je pense que la vraie solidarité s’exerce volontairement : pour exemple, Bill Gates qui va léguer presque toute sa fortune à une fondation de charité qu’il a lui-même crée, ou encore beaucoup d’organisations caritatives qui vivent de dons volontaires, et aident bien plus les populations que ne pourront jamais le faire les états. 1 euro donné aux Restos du coeur est bien plus efficace que 10 euros donnés à l’état! Là est justement la supériorité de l’espèce humaine, dans la solidarité volontaire.

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  16. « 1 euro donné aux Restos du coeur est bien plus efficace que 10 euros donnés à l’état! Là est justement la supériorité de l’espèce humaine, dans la solidarité volontaire. »
    Le jour où on me démontrera que les restos du coeur (auxquels je donne volontiers) ont fait plus que la Sécu (par exemple) pour le bien-être global des Français, je souscrirai peut-être à tes idées
    Jusqu’à présent, le CNR (ce truc combattu par Denis Kessler, cet ancien Mao) et ses créations ont plus contribué au bien-être et à la sécurité des Français que la fondation Gates (que j’admire, ça n’empêche pas)…

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  17. @Vogelsong

    Ce n’est pas un caillou, mais de la dynamite.

    « Dans la bouche d’alternative libérale ainsi que de nos hiérarques, elle sert d’argument à la mise en concurrence généralisée. »

    C’est un jugement… Moi, je dis qu’ils recherchent la liberté pour elle-même.

    « La concurrence généralisée conduit-elle a la liberté, je crois que j’ai ma réponse… »

    C’est l’inverse qu’il faut voir : la liberté conduit à un système de concurrence généralisée.

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  18. @Le-gout-des-autres

    Le problème de la sécu, c’est qu’elle a un coût énorme. Entre autre parce qu »elle incite les gens à profiter du système : ceci explique entre autres que nous soyons devenus le plus gros consommateurs de médicaments au monde et consommer trop de médicaments n’est pas bon pour la santé…), avec des gens qui vont chez le médecin pour le moindre rhume. Certes, la santé n’a pas de prix. D’accord. Mais un jour il faudra bien que quelqu’un paye la facture. C’est bien beau de vouloir soigner tout le monde, mais si c’est pour mettre en péril les générations futures en leur léguant un pays en ruines…
    C’est pour ça que j’ai tendance à privilégier un système à la néerlandaise ou à la suédoise, comme je l’expliquais plus haut, ou l’on assure à chacun d’être protégé contre les accidents de la vie, en particulier les plus démunis d’entre nous, tout en confiant la gestion du système de soins à des mutuelles et des assureurs privés, afin de gagner en efficacité et de réduire les coûts, pour que nos enfants ne se retrouvent pas dans un pays en faillite.
    Pour ce qui est du régime de retraite, c’est encore pire, et là on se demande vraiment où est passé l’argent : un salarié qui aura gagné le smic toute sa vie se retrouverait avec beaucoup plus d’argent le jour de sa retraite si il avait placé ses cotisations sur un compte épargne qu’il ne touche de retraite actuellement. Est-ce vraiment là un système social?
    Ensuite l’argent est toujours mieux géré par des organismes privés que par des états. L’argent que les occidentaux donnent à des ONG caritatives permet de soigner des gens dans le tiers-monde et de leur donner accès à l’éducation. L’argent que les états occidentaux versent au pays du tiers-monde sert lui à maintenir des dictateurs qui appauvrissent leurs pays.
    Les ONG et les associations donnent un compte rendu détaillé à leurs adhérents de la manière dont elle emploient leurs dons. Ce n’est pas le cas de l’état (qui d’ailleurs, ne reçoit pas de dons puisque les impôts ne sont pas volontaires…).

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  19. @le-gout-des-autres

    Votre discours est accablant de préjugés, de caricature, et de mauvaise foi. Si on vous écoute, le libéral, ou celui qui défend l’économie libre, qui la pratique, est un darwiniste social. Il se livre à des combats sans merci pour écraser sa concurrence (ou la « tuer », comme vous dites si bien), il est sans coeur, sans éthique, et il réduit les gens en esclavage – je ne fais ici que reprendre les idées que vous avez énoncées au fur et à mesure de votre intervention.

    Avez-vous vraiment la moindre idée de ce que sont les fondements de cette philosophie ? Permettez-moi d’en douter, car je vous rappelle ici ses principes. Une société libérale, est fondée sur l’Etat de Droit. Cet Etat assure les fonctions régaliennes, veillant ainsi à la sécurité nécessaire à l’exercice de la liberté. Il y a le principe de l’égalité de tous devant la loi, la liberté individuelle garantie, avec son corollaire indispensable qui est la responsabilité. Ici, chaque homme est libre et l’égal de l’autre face à la loi : donc point d’esclavage, l’éthique est bien là, le coeur aussi, et la « loi du plus fort » est malheureusement pour vous absente (celle-ci étant en général exercée par des Etats qui spolient, punissent, sanctionnent, excluent, violentent, déportent, etc.).

    Je vous en prie, arrêtez de faire la publicité de tous ces clichés, arrêtez de vous faire le relais de la doxa dominante des médias français, et soyez sérieux. Le débat est bien plus intéressant sans ces idées reçues nauséabondes.

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  20. Allons bon, me voilà relégué au rang d’ennemi du libéralisme au prétexte que je dénonce l’incompréhension de ce qu’est réellement la liberté et les dérives qui ont conduit à des abus.
    Vous devriez relire Tocqueville. Il a écrit une phrase qui devrait mettre tout le monde d’accord sur le sujet : « L’exigence de liberté voudrait qu’elle fut infinie et la sagesse voudrait qu’on n’en fit point usage ».
    Quant au parangon de vertu qui trouve mes propos nauséabonds, j’aimerais bien qu’il me montre ce que mes propos ont de plus nauséabond que la fabrication de pauvres à grande échelle, de plus nauséabond que cette conception du libéralisme qui permet de prêter à des taux usuraires à des gens qu’on sait insolvables et cacher dans des produitss financiers ces dettes irrecouvrables, de plus nauséabond qu’après avoir commis de fait un hold-up sur les revenus des plus mal lotis on fait appel au contribuable pour se renflouer.
    La liste est longue des méfaits commis par ceux qui se réclament du libéralisme et qui n’en respectent pas les règles.
    Ce sont ceux-là contre qui je m’élève. Et finalement ceux qui ont une réflexion plutôt nauséabonde sur la liberté seraient plutôt ceux qui s’élèvent vigoureusement contre toute tentative de limiter les abus que je ne suis pas le seul à dénoncer (il n’y a pas que le facteur de Neuilly, on en trouve même chez les libéraux, les vrais…).Bref, de toutes façons, comme rien ne sert jamais de leçon à qui que ce soit, le fait que le libéralisme défendu ici ait plongé le monde dans une crise gravissime ne semble pas troubler le moins du monde ceux qui en sont la cause.
    J’ajouterai qu’un libéral qui défend un libéralisme capable de pondre la loi LOPPSI-2 ou le Patriot-Act est un tartuffe de première grandeur qui ne vaut pas plus qu’un Poutine, un W.Bush ou un Hu Jin Tao (j’arrête là la longue liste des « libéraux » qui font passer la défense des intérêts de leur caste pour la défense des libertés).
    Pour conclure, il serait bon qu’au lieu d’appeler « cliché » les bavures connues de tous, et de sortir d’autres clichés (La sécu est victime de profiteurs, le chômeur est un cossard, etc…) bref, de voir « un rouge » dans celui qui dit « n’abusez pas de votre puissance », penchez vous plutôt sur l’exigence de liberté et l’usage qui en est fait.
    Et puis tiens, relisez donc « Le marchand de Venise ».
    Shylock est-il vraiment défendable ?
    Bassanio est-il un dangereux gauchiste ?
    (n’y voyez pas de réflexion sur le judaïsme, je suis d’ailleurs très mal placé pour en faire…)

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  21. @Guronze:
    (le commentaire précédent était @Marc)
    La sécu a un coût énorme, certes. Il d’autant plus énorme que pour essayer de concurrencer les coûts de main d’oeuvre de pays où le salaire est quasi inexistant et l’exigence de rendement des capitaux investis dans l’entreprise, son financement est tari par les exonérations de charges au nom de la « compétitivité ».
    Et ce, alors même que la France arrive au second rang en terme de PIB par heure de travail…
    Ce financement est tari d’autant plus efficacement qu’il devient du ressort de l’état et que l’impôt est lui-même amputé sévèrement par la loi TEPA et la technique dite des « prix de transfert » (il y a plein de littérature là-dessus, et pas des articles de Libé ou de l’Huma…)
    Pour le reste, certaines de vos affirmations sont hélas cruellement démenties par les faits (qui hélas, sont têtus…)
    « un salarié qui aura gagné le smic toute sa vie se retrouverait avec beaucoup plus d’argent le jour de sa retraite si il avait placé ses cotisations sur un compte épargne qu’il ne touche de retraite actuellement.  » allez donc expliquer ça au retraité US qui se voit réduire d’un coup de plus de moitié une pension qui n’était forcément grasse.
    Vous écrivez aussi: « Ensuite l’argent est toujours mieux géré par des organismes privés que par des états. »
    Euh…Bon, n’épiloguons pas sur les brillants résultats obtenus par la finance privée dont c’est le boulot (ils ont quand même claqué quelques années de PIB mondial à la vitesse « grand V » dans des manipulations hasardeuses, et qui qui remet les sous ? Hmmm ? Marc prend très mal ce genre de remarque, il appelle ça des clichés…)
    Je le redis donc ici: Je suis un partisan de la liberté et de l’état de droit.
    Pas d’un état de droit qui se cantonne à la police, la justice et l’armée (ça, ça a toujours été l’apanage des dictatures, ils n’ont besoin effectivement que de juges, de flics et de soldats…) mais d’un état de droit qui assume l’enseignement des valeurs de liberté, de justice, d’analyse et de critique, du sens de l’intérêt général, de la protection des plus faibles, etc… Bref un état où on travaille pour vivre, pas un état où on vit pour travailler et où chacun paie un impôt progressif et proportionnel à son revenu (navré pour ceux qui estiment que leur laisser 2 millions d’€ pour atteindre la fin de l’année sur les 10 qu’ils ont gagné c’est les léser gravement, Roosevelt ne leur en aurait laissé qu’un…)
    Cela dit, je suis d’accord avec toi sur le fait que les ONG oeuvrebnt plus pour le bien des populations des pays dits PVD que les subsides versés par les gouvernements occidentaux (leurs buts sont différents, les dirigeants de ces bleds ont été installés là pour permettre le pillage des matières premières des PVD. Cela dit, j’entends régulièrement un argument des ONG qui me laisse rêveur: « même si seulement 5% des dons parviennent aux populations visées, c’est mieux que rien ». C’est oublier un peu vite que si 95% des dons vont dans la poche des gouvernement corrompus qui détournent aussi bien l’aise des gouvernements occidentaux que celle des ONG, ça concoure activement au maintien de systèmes indéfendables.
    Il y une vingtaine d’années, j’avais entendu un analyste du Crédit Lyonnais, peu suspect de gauchisme échevelé, dire lors d’une interview qui portait sur la dette du tiers monde (à une époque où l’abandon de créance était sérieusement envisagé) que « non seulement il faut effacer la dette du tiers monde, mais, pour que le tiers monde ait une chance de sortir de sa misère et de rejoindre l’occident à plus ou moins long terme, mais de plus il faudrait évincer les gouvernements corrompus de ce tiers monde et leur reprêter tout l’argent déjà prêté. »
    C’est dire…

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  22. @ le-gout-des-autres :

    Quand je dis que la sécu est victime de profiteurs, c’est une réalité. Je l’ai déjà vu en pratique, et, comme je l’ai déjà dit, le fait que nous soyons le premier pays consommateur de médicaments au monde le prouve. Mais nous n’allons pas épiloguer là-dessus. Et nous restons l’un des pays occidentaux avec les plus forts taux de prélèvements obligatoires et d’impôts.
    Pour la retraite, je vous conseille de faire le calcul par vous-même. Et quand on place son argent sur un livret A, on ne risque pas de le perdre…
    Pour ce qui est de la « fabrication de pauvres à grande échelle » elle a plutôt été l’apanage des pays socialistes : les pays avec le moins de pauvres sont la plupart du temps des pays libéraux, le commerce libre étant facteur de paix et de prospérité, l’histoire fourmille d’exemples là-dessus.
    Quand au Patriot Act ou aux subprimes, ce sont deux choses qui n’ont rien de libérales et contre lesquelles la plupart des libéraux se sont opposés. Pour le Patrioct Act, il parait évident que c’est tout ce qu’il y a de plus anti-libéral. Pour les subprimes, c’est un peu plus subtil : mais c’est l’état américain qui a incité les banques à fournir ces crédits en créant des agences étatiques de garantie (les fameuses Freddie Mac et Fannie Mae) qui le jour ou les taux immobiliers ont augmenté n’ont pas pu remplir leur rôle. La suite, on la connait.
    Quand aux dictatures, la quasi-totalité d’entre elles ne se sont pas contentés des fonctions régaliennes et ont mis en place une économie planifié. Le seul dictateur à avoir échappé à cette règle est Pinochet.

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  23. @Goût des autres

    Je repondrai point par point quand j’aurai un peu de temps.

    Prochain billet sur Pierre Larrouturou. Quand j’aurai du temps.
    Porte toi bien.

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  24. @Guronze: Pinochet est surtout le premier a avoir servi de terrain d’essai aux théories de Friedman (les fameux Chicago boys).
    Pour la Sécu, on a tous vu des profiteurs, ça va du mec qui refait la cuisine du voisin pendant un arrêt maladie à l’entreprise qui pratique chantage au licenciements quand l’URSSAF se met après sa peau, en fait il semblerait que ce soit comme le RMI, un copain mien de l’administration fiscale dispose de statistique finalement assez précises sur ce qu’il nomme « l’abus de protection sociale ».
    Il en va pour ces stats comme de celles concernant l’évasion fiscale ou le chômage, quand elles gênent la vision que l’on veut donner de l’application d’une politique: on en masque les éléments qui ne collent pas ou on biaise leur affichage.
    Il en ressort que « l’abus de protection sociale » (RMI, Allocs, Secu, etc…) représente selon lui ~0.02% des allocataires divers.
    Deux bandits sur 10.000 personnes…
    Comme les entreprises, toutes ne sont pas des escrocs. Je crois même qu’elles profitent plus de l’effet d’aubaine, tout simplement parce qu’elles sont directement visées par les mesures qui sont à l’origine de cet effet d’aibaine (quel patron de petite boîte résistera, s’il a besoin d’un employé, au choix de prendre un senior expérimenté qui lui coûtera un peu moins que le chèque de salaire format SMIC, plutôt qu’un trentenaire qui lui coûtera deux fois le montant du chèque de salaire ?).
    Ce qui me gêne dans cette histoire d’effet d’aubaine, c’est qu’un employeur quelconque n’aura aucun intérêt, fusse au prix d’une diminution de l’efficacité de ses employés, à payer plus que le SMIC, tout salire supérieur étant soumis à charge sociales au taux normal.
    Bref, nous ne sommes pas foncièrement opposés, je suis probablement plus partisan d’un « état providence » que toi (état qui n’a cessé de l’être que sous la pression de milieux qui ont toujours été outrés que la majeure partie des citoyens puisse être aussi bien traitée qu’eux…) mais rien de rédhibitoire.
    La divergence d’opinion plus que l’opposition en somme…

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  25. @le-gout-des-autres :

    Je n’ai jamais dit que nous étions foncièrement opposés. Nous avons effectivement des divergences, certes importantes, sans être diamétralement opposés. C’est pour cela que je pense que le mépris dont vous faisiez preuve au début n’avait pas lieu d’être, et que je préfère la tournure de vos derniers commentaires.

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  26. le commerce libre étant facteur de paix et de prospérité, l’histoire fourmille d’exemples là-dessus.

    Bon, on commence par se pincer, on ne sait jamais on peut être dans un rêve avec des bisounours qui tendent leur cul pour se le faire botter et leur tronche pour la pelle, en criant « oh oui prend moi fort avec ta main invisible »

    Au hasard 1870, la guerre est née .. de problèmes de conflits industriels et de menace commerciale que représentait la prusse. Le comité des forges ? Et les conquêtes de colonisation, qui sont des guerres de conquête , hein c’était pour avoir de belles cartes postales? Non, pour voler les ressources locale et en faire le commerce librement.
    Tellement librement que certains ont provoqué des épidémies de peste.

    Et sinon les nouvelles guerres? les guerres molles ? En Afrique et ailleurs. Quand on gratte un peu, que trouve-t-on? Diamants, pétrole, gaz, mines diverses. Ces choses là sont ensuite integrés dans des réseaux commerciaux, voilà le commerce libre.

    Sauf que les négociations se font à coup d’AK-47 arme communiste que les capitalistes et libéraux ont adoptée sans aucun souci.

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  27. @Guronze:
    Il n’empêche que le but de la concurrence reste de tuer le concurrent (commercialement s’entend, le forcer à fermer sa boutique faute de pouvoir lutter).
    Comme Vogelsong, je pense que certains secteurs doivent échapper à la « marchandisation », des secteurs comme la santé ou l’éducation, tout comme restent du ressort de l’Etat la justice, la police et l’armée.
    On a vu ces dernières années ce que peuvent donner la sous-traitance de l’armée (Blackwater entre autres) de la police (les milices privées dans certains pays et les agissements de certaines entreprises « de sécurité » en France même), pour la justice on commence à entrevoir des directions bizarres comme l’introduction du « plea bargain » préconisé récemment « pour désengorger la justice et les prisons ».
    Vision ironique quand on constate que les dérives repressives de ces dernières années ont augmenté la surpopulation carcérale et permis à la police de traîner en justice le premier gueulard venu…
    Depuis mai 2007, j’entends énormément parler de liberté.
    Je constate amèrement que depuis que la liberté est enfin recouvrée par le peuple français il est de plus en plus mal vu de râler. Il semblerait même qu’il sera bientôt passible des tribunaux d’avoir l’outrecuidance de n’être pas d’accord.
    La police à de plus en plus tendnace à abuser de son pouvoir, le pouvoir à abuser de sa police.
    Je sais bien que la tentation de tout surveiller est une maladie génétique de la police, voire une fonction innée.
    De là à ce qu’un exécutif, comme si le STIC et Judex ne suffisaient pas, acquiescent à la création d’EDVIGE, puis de lois comme LOPSI puis LOPPSI-2 me paraît dangereux.
    Nous faire le coup du terrorisme à tout propos est uen atteinte inacceptable aux libertés publiques. Rétablir de fait le délit d’opinion. Maintenir en prison sur simple suspicion.
    De mon temps on appelait ça une police politique.
    Et ça, ça me gêne.

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  28. Pas lu l’intégralité des 33 commentaires, mais il y en a qui m’a fait rire, puisque, si j’ai bien compris, il visait à exposer les bienfaits du libéralisme:


    « Le nombre d’indiens et de chinois qui sortent de la pauvreté ne cesse d’augmenter »

    L’Inde et la Chine ne sont pas précisément les pays qui me seraient venus à l’esprit pour donner des illustrer les politiques libérales (notamment en matière de commerce extérieur), mais bon. C’est sans doute mes préjugés, ma mauvaise foi et mon ignorance.

    Si j’avais eu des chèques éducation dans mon enfance…

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  29. Etams Rides, moi j’ai eu des chèques éducation quand j’étais gamin et ensuite : Bourses départementales, puis nationales. Et comme ce n’était pas suffisant, j’ai du aussi dès l’âge de 14 ans travailler comme saisonnier agricole l’été pour financer les études.

    Je me demande si ces Libéraux là savent comment fonctionne de travers ce système de Bourses, bien sûr salopé par l’UMP. Alors que c’est la solution pour favoriser les étudiants de milieu défavorisé et associé au mérite ( en fac, un échec signifiait zero bourses l’année suivante)

    Donc les autres avec leur voucher à montant unique pour le CSP++ a gros salaire et le gosse de pauvre, j’ai un très gros doute. Mais bon ils vont nous dire que les inégalités produisent de l’agilité économique et sociale.

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  30. Alternative Libéral est un micro-parti dont certains asso satelittes comme Contribuables et associés ou SOS éducations sont proches de l’extrême droite.

    Cet ultra-libéralisme néo-conservateur proné par Herold et sa clique sous-couvert de beaux discours en faveur de plus de libertés individuelles et de la défense des droits de l’homme c’est purement du bluff. Moins d’impôts et plusplus de liberté pour une minorité oligarque c’est tout!

    Derrière ça se cache un projet libéral-conservateur dangereux et anti-social bien qu’ils militent pour l’allocation universelle (ils n’ont pas que des mauvaises idées). D’ailleurs AL mène une campagne profondément eurosceptique en remattant en cause le traité de Lisbonne avec des arguments différents mais tout aussi insupportables que ceux de Dupont-Aignan ou Paul-Marie Couteaux!

    D’ailleurs, le grand point commun entre Hérold et Besancenot c’est qu’ils remettent tous les deux en cause pour des raisons différentes le traité de Lisbonne. Aussi anti-parlemantaire l’un et l’autre et se basant sur un projet tout aussi démago que la dictature du prolétariat (Besancenot) et le tatcherisme (Hérold) sous-couverts de positions angéliques tout en tentant de séduire les quelques abstentionnistes séduits, laissont ces deux-là faire leur pseudo-révolution chacun de leur côté et voyons l’avenir autrement c’est à dire vraiment démocratique encore plus libre et européen!

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