Piratage(s)

novembre 28, 2008

Simulacre

Classé dans : Politique — Vogelsong @ 4:44
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Affichage sauvage à Paris, rue de Dunkerque.

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Vogelsong – Paris – 28 novembre 2008

novembre 21, 2008

On ricane à droite

Classé dans : Politique — Vogelsong @ 8:30
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À droite, on se gausse de l’inextricable situation du PS. Le principal parti de gauche est empêtré dans des bisbilles de personnes et se découvre un manque flagrant d’idées et de perspectives. Les ravis incontinents contemplent ce spectacle, peut-être sans savoir qu’il s’agit de leurs propres vacuités. Et en rient.

imagesLes railleries fusent de la droite. Pour l’occasion elle sort les tromblons, P.Devedjian phare de la pensée politique française déclarait que lui comme les Français ne comprenaient rien à la manière dont se déroule la désignation au primo secrétariat du parti socialiste. Le citoyen soucieux de sa situation économique et sociale (dont la droite depuis 6 ans au pouvoir l’a précipité) peut se foutre comme d’une guigne du mode de désignation du pacha au PS. Mais l’ancien d’”occident” fait de la politique son métier. Qu’il puisse trouver incompréhensible les procédures électives du PS relève d’une grotesque mauvaise foi. Mais gageons que dans son cas, il s’agit plus probablement d’un problème d’entendement que de complexité.
Autre escopette, l’expert en tracteur F.Bayrou, dont la nomination à la tête de sa formation “démocrate” sent l’autocratie à plein nez. Avec sa proche muse M.de Sarnez, il contrôle le MODEM comme sa propre entreprise de communication, essentiellement tournée vers sa présidentielle de 2012. Pour lui, grâce à ses ouailles, ce sera son tour. Et d’ici là, on comptera les prétendants à sa succession.
Le nouveau centre est une entreprise familiale destinée à valoriser l’ouverture du gouvernement Sarkozy. Un parti croupion dirigé par un triste bonhomme qui fait ministre de la guerre, H.Morin.
Le navire amiral UMP est administré par des hommes de paille sous la férule de l’Élysée. Outre l’ineffable P.Devedjian, on y trouve J.P.Raffarin bien connu pour ses coups de gueule et sa capacité de résistance face aux pressions du gouvernement. C’est une organisation verrouillée, et docile à la botte de son chef gesticulant. Les simagrées pour la nomination du présidentiable entre la pugnace M.Alliot-Marie et le déjà candidat N.Sarkozy reste mémorable.

Il est indéniable que le PS est en panne sèche d’idées. Ce parti a refoulé au large les intellectuels. Aujourd’hui il paie son positionnement social-démocrate pavlovien. Un modèle d’accompagnement en fin de vie du système libéral. Loin de l’idéal de progrès ou d’une société plus humaine dans ce nouveau siècle.
Du côté des réactionnaires, le maitre persifleur F.Lefevbre se complait dans la récitation de sa stance favorite : “Le PS n’a pas d’idées”. L’Union pour un Mouvement Populaire s’arcboute sur une paire de concepts d’une profondeur confondante. Lui. Travail, sécurité, travail, sécurité. Le tout saupoudré d’un prétexte à tous les changements de cap, appelé “pragmatisme” qui remplace (toujours) avantageusement “la faillite idéologique”. Les effets sont directement consultables dans la vie réelle : Chasse à l’homme (de préférence pas blanc), laminage des services publics, dont l’école de la république, transfert de richesses en faveur des plus aisés*. Avec l’UMP on pourra imaginer un nouveau slogan : “Ne pas avoir d’idée est plus productif qu’en avoir de mauvaises”.
Sur quoi repose le MODEM ? Le paysage idéologique de ce parti est battu par les vents. Composé d’un mélange des déçus de la droite sécuritaire, du PS, d’ex-UDF, et d’opportunistes en tous genres. Personne (pas même le béarnais qui le dirige) ne connaît les thèses, les fondements idéologiques qui soutiennent ce parti. Son gourou se réclame de la très respectable idée de non-violence de Lanza del Vasto. Mais combien de militants en ont entendu parler ? Néanmoins, on peut y discerner quelques propositions : Il permet d’exempter de charges sociales les deux premières embauches et de transférer 5 points de PIB des ménages vers les entreprises. Effet d’aubaine et paupérisation, tout un programme. Finalement, cette formation est une suite de questionnements qui permet de faire passer le temps jusqu’en 2012. Son existence peut se résumer à un logo orange tendance, des militants sympathiques et motivés, et un chef charismatique.
Frère ennemi, le nouveau centre, est la force d’appoint du parti caporaliste présidentiel. Son leader, le palpitant H.Morin a émis quelques couinements à propos du fichier sécuritaire EDVIGE. Petite incartade qui permit de mettre ce mauvais projet aux oubliettes, prétextant la démocratie et le débat au sein de la majorité sarkozienne. Une fable. Le nouveau centre est un ersatz de l’UDF dont les membres les plus raides ont refusé l’inféodation au grand frère de droite. Un parti sous respirations artificielles, sans le début d’une proposition que le pouvoir saura débrancher quand il apparaitra opportun.

Effectivement, le spectacle de novembre 2008 est affligeant. Il renvoie une image déplorable de la politique dans un parti qui fait du collectif une de ses valeurs. Victime d’une guerre des ego, d’un manque de renouvellement intellectuel, et d’opportunités manquées, le parti socialiste est en passe de se scléroser. Mais il reste une force qui, bien exploitée, travaillant sur ses bases, est capable de bouleverser la société française. Contempler ce colosse à genoux provoque des spasmes jouissifs chez les réactionnaires et les opportunistes. On en ricane, mais surtout on se soulage.

*liste non exhaustive

Vogelsong – Paris – 20 novembre 2008

novembre 18, 2008

La salle plénière de Reims livrée au fanatisme des supporters

Classé dans : Politique — Vogelsong @ 8:30
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allianz-arena2Les travées du congrès sont telles une tribune de stade de football. Les virages éloignés et pentus pour les populeux et les criards, les zones plates et ouatées pour le notable, l’apparatchik. Dans tous les cas, on y vient pour soutenir ses champions et voir du beau jeu. L’auditoire se compose en grande partie de délégués (élus). Un statut qui devrait leur conférer l’assurance et la retenue lors de moments cruciaux. Mais ce cénacle se transforme rapidement en horde. Pris individuellement et hors du chaudron, la parole est mesurée, sensée, responsable quant à l’unité du parti (que chacun sent en perdition). Collectivement ou lors d’une prestation, c’est une autre histoire. La haine surgit de tous côtés, des hommes en complets lancent des anathèmes, des mères de famille s’emportent sans retenue. Le climax est l’apparition de S.Royal le dimanche après-midi. Un moment pénible pour tous (même pour les hurleurs ?). À chaque référence christique de la dame, des lazzis fusent de la plèbe, pour se transformer en huées puis grondements. Une foule qui ne se contrôle plus; les individus sont seulement habités par la haine : “salope !”. Choc émotionnel, la honte, la fuite.  D’un autre côté, certains, les yeux embués acquiescent chaque fin de phrase de leur cicérone, d’un “oui” illuminé, d’un convaincu “elle a raison”, d’un évident “voilà”. Consternant, immature et fatigant.
Il y a quelques gestes parfaits, qui mettent la salle plénière en transe, rend l’instant unique. L.Fabius lors de sa magnifique intervention trouve le beau mot, le verbe juste, le ton combatif.
Mais finalement, cette ambiance, c’est celle d’un “kop” de supporters chauvins, bouffis de certitudes, de haine de l’autre, “psychonombriliste” jusqu’à en perde le sens du collectif.
La situation de la formation socialiste est dramatique. L’orientation politique et la désignation de son dirigeant peut susciter de l’enthousiasme grave et des débats sérieux. Ce n’est point le cas. Sur les estrades, en guise de discussions montent des cris, au lieu d’inspiration déferle du fanatisme. Affligeante ambiance.

Piratage(s) à Reims lors du 75e congrès du Parti Socialiste

Vogelsong – Paris – 16/11/2008

novembre 12, 2008

S’appuyer sur du mesurable pour valider une régression humaine

Classé dans : Economie, Politique — Vogelsong @ 8:30
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“Il fut un temps où un homme de gauche jugeait naturel de rejeter certains moyens qu’ils soient efficaces ou non en terme de croissance ou d’emploi pour la seule raison qu’ils portaient atteinte à l’égalité, la solidarité, à la dignité, c’est-à-dire à une certaine idée de l’Humanité.
J.Généreux

Les partis de gauche ont intériorisé les concepts libéraux (et marxistes) de l’efficience économique, en oubliant le cœur de leurs luttes, le progrès. Ils combattent sur un terrain choisi par l’adversaire (cf. l’élément trois de l’élaboration de la stratégie selon Sun Tzu). Contraints par une telle analyse, ils s’exposent à d’innombrables défaites.

CB057469Les libre-échangistes et planificateurs prêchent pour une société de l’efficience. Pensant combler le néant des frustrations, les uns prônent la maximisation de la consommation, les autres la gestion scientifique de la production. Leurs conclusions sont strictement identiques, seuls les biens produits et consommés dans des proportions pharaoniques permettent d’atteindre la plénitude. Ils sont les faces d’une même pièce. Les “progressistes” donnent malheureusement eux aussi dans ce type d’”efficacité”. Une manière de penser qui se conforme à l’idéologie à la mode, le libéralisme économique. Chaque projet dans la société est abordé sous l’angle économétrique, ne mettant en avant le progrès que sous des formes accessoires. La pensée de marché (celle qui subsiste après l’effondrement du modèle hypersocial) a finalement colonisé tous les esprits.
À court d’argument face à l’offensive réactionnaire sur la durée du travail, J.Lang (aux dernières nouvelles : socialiste) déclarait que la réforme des 35 heures avait généré deux millions d’emplois. Propos fantasmatiques*. Ce politicien se borne à argumenter une question sociétale, dont les conséquences (en l’occurrence la baisse sensible de la durée du labeur) sont un progrès humain, en martelant le nombre d’emplois que cette politique a créés. Symptomatique, il place la valeur chiffrée, concrète, au premier plan de son déploiement argumentaire au lieu de louer l’acquis principal. Les progressistes ont désormais peur de leur ombre et pour se justifier, se placent dans la grille d’évaluation des libéraux, la rentabilité “objective” et statistiquement calculable. Ils donnent l’apparence du modèle hégémonique, mais sont à sa remorque.
Le même raisonnement s’applique à l’éloignement de l’âge de la retraite. Les “sarkoziens” espèrent vivement faire trimer des vieux jusqu’à 70 ans. Et ce, sur les bases néo-libérales du “volontariat”, car ce système est basé (tout le monde le sait) sur la liberté de chacun de faire ce que bon lui semble, sans aucune contrainte (bien sûr). Pour certains illuminés, il est pénible d’admettre qu’à 70 ans on est vieux**et même repus de journées d’atelier, de bureau, de comptoir, mais c’est une indiscutable réalité. Pourtant, les progressistes avant même de parler de dignité ou de justice, servent l’argument compassé du nombre de débouchés, de l’entrée des jeunes sur le marché du travail, ou de la risible transmission du savoir par nos anciens***. En oubliant (à dessein ?) que ce système les pousse aux rebus dès 50 ans (voire même 45 ans dans de prestigieuses enseignes). Conséquences de la “marchéisation” généralisée, et même des êtres humains (âgés). Pourtant, dans ce cas de figure devrait prévaloir la dignité pour un Homme, dans une civilisation (dite) “avancée”, de finir sa vie honorablement et paisiblement après 40 ans de turbin. On préfère bizarrement toujours commencer par l’approche numéraire.
Les hommes politiques de tous bords sont les grands promoteurs de ce type de pensée. Peu surprenant pour des conservateurs, les progressistes s’y sont aussi convertis. Les programmes électoraux du PS sont truffés de remèdes miracles pour relancer la croissance (du PIB) et pratiquer le fumeux “gagnant-gagnant”. Le petit monde médiatique bat aussi vivement le tempo de la maximisation utilitariste. Il suffit de lire les éditoriaux avisés et commentaires lumineux des grands penseurs (L.Joffrin, O.Duhamel, etc…) de la presse française pour s’en rendre compte. Les formules à l’emporte-pièce sur la logique indépassable de l’allongement de la durée de la vie et donc du temps passé au travail y foisonnent.
Finalement, on retrouve ces idées bien implantées chez l’électeur (même de gauche qui selon des sources “sondagières” adore D.Strauss-Khan). Il ne prend plus conscience de l’inanité des projets qui lui sont imposés. Dans l’horizon étroit du productivisme libéral, toute avancée qualitative doit avoir une répercussion positive chiffrée, calculable en terme de coût/produit. Noyé dans une telle idéologie qui ne promet plus aucun progrès, sauf dans le nombre de produits par étal, il est rassurant de s’appuyer sur du “mesurable”, pour valider une régression humaine. Le citoyen, finalement, intériorise ses contraintes, en se disant que “cela pourrait être pire”. Mission accomplie.

*Tout le monde convient que la mesure a créé des emplois. Pas deux millions.
**”Vieux” n’est pas une insulte
***Argument non chiffré mais si savoureux

Vogelsong – Paris – 10 octobre 2008

novembre 5, 2008

Barack Hussein Obama II, un cauchemar français

Classé dans : Politique — Vogelsong @ 8:43
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Toujours premiers pour donner des leçons, les français ont raté magistralement une occasion que l’Amérique, cette nation dite réactionnaire peuplée de nigauds, ne laisse pas passer. La victoire du démocrate B.H.Obama met le citoyen français face à ses errements, ses crispations.

“Ça fait 300 ans qu’on attend ça…” déclare, fébrile, un New-Yorkais. Après des mois de campagne B.H.Obama accède à la présidence. Face à lui, un ancien militaire débonnaire, qui prônait la rupture face à son prédécesseur républicain G.W.Bush. En effet, G.McCain a rapidement pris ses distances avec le catastrophique texan. Confortant la nouvelle thèse des conservateurs un peu partout dans le monde où ils se représentent sous la même bannière et jurent la main sur le cœur qu’ils sont la rupture, la modernité. Mais rien ne ressemble plus à un républicain qu’un autre républicain ; à un réactionnaire qu’un autre réactionnaire.
“Ça fait 2 000 ans qu’on attend ça…” aurait pu déclaré une Clermontoise en mai 2007. Mais, gavé de médias l’électeur hexagonal, comme un Panurge a élu le candidat TF1. Sur le moment, au “benchmark” des idées, personne ne peut objectivement affirmer que l’un surpasse l’autre. Le candidat UMP déplace les foules sur un slogan inepte “travailler plus pour gagner plus”. S.Royal tanne le péquin avec des concepts fumeux comme la démocratie participative et les petits drapeaux aux fenêtres. Match nul. Après un an demi d’expérience, au moment où l’Amérique désigne un président progressiste, la France se retrouve face à son échec. A sa tête, un petit bonhomme hyperactif qui gesticule dans tous les sens pour donner l’illusion du pouvoir. Après dix-huit mois de bouffonneries, ils sont de moins en moins à affirmer (subjectivement) la “supériorité” de N.Sarkozy sur S.Royal.
Les sondages montrent que 80% des Français voteraient pour le sénateur de l’Illinois. On doit se souvenir que l’un des axes de campagne du candidat UMP était le siphonnage des voix de l’extrême droite raciste. Catharsis ? Trop tard !
Les parallèles entre France et USA sont à manipuler avec précaution (comparaison n’est pas raison ?). Sur le plan politique, les centres de gravité sont différents. On le sait, les démocrates sont davantage libéraux économiquement. Alors que le PS se centrise (émergence de la baudruche Modem, “Delanoisme”), les démocrates musclent les propositions sociales (assurance santé, impôts). Les dynamiques existent. Risquons l’évaluation, la spéculation.

Pour les candidats progressistes, il y a des similitudes dans leurs points forts et leurs faiblesses. Jouant en défaveur, les “forces” internes à la société, conservatrice, qui s’appuient sur une stabilité et la perpétuation sociale. La peur du changement, le vrai, est facteur fondamental. Dans les sociétés de l’argent roi et du pouvoir symbolique, les bouleversements d’ordre économique sont très mal perçus par les élites déjà installées. Classiquement, les candidats de droite parlent de mouvement, de rupture, de réforme, mais garde une posture rassurante. Leur électorat de base comprend, les autres se laissent enfumer par une approche sécuritaire ou intériorisent la pédagogie de l’asservissement. Un paradoxe qui fonctionne plutôt efficacement en Europe. Dans ce cadre, l’élection d’une femme ou d’un métis relève du miracle.

A l’actif des progressistes, le sentiment profond qu’il faut que “ça change”, vraiment. B.H.Obama déclara dans un de ses fastueux clips “je veux m’occuper des gens normaux, ceux qui travaillent, qui doivent payer leurs factures. Les multinationales sont assez fortes pour prendre soin d’elle-même“. Il verbalise le sentiment que la puissance publique doit s’occuper en priorité de ceux qui en ont besoin. Contrairement aux Français, une partie majoritaire de l’électorat étasunien l’a ressenti, et l’a concrétisé. La crise sûrement, mais pas seulement. Accompagner une femme comme un métis au pouvoir suprême reste très chargé symboliquement. Quelque soit la teneur du discours (plus ou moins radical), un candidat à gauche pas homme blanc* porté au pouvoir est un iconoclasme. Le premier grand pas d’une révolution démocratique radicale. Évidemment, le “reste” devra suivre sinon cela serait un immense gâchis.
Les Français prompts à faire la leçon sur les droits de l’homme, la politique, l’art de vivre ont propulsé au pouvoir pour au moins cinq ans, un gouvernement qui s’entiche de l’ostentatoire et ne s’occupe pas de ses citoyens. Ils avaient l’opportunité de “renverser la table”, même symboliquement. Mais s’en sont détourné, pitoyablement. L’Amérique, celle qui (ré)élut le boucher irakien G.W.Bush en 2004, se lance aujourd’hui dans l’aventure du changement et de l’espoir. Certains pays changent, d’autres pas.

*L’hypothèse d’un président conservateur noir ou féminin est par essence une pure (science) fiction

Vogelsong – 3 novembre 2008 – Paris

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