Piratage(s)

juillet 31, 2008

Le vantard et le besogneux

Classé dans : Médiatique — Vogelsong @ 10:05
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Dans la novlangue médiatique, une personne modeste n’est pas un individu humble ou exempt de vanité, mais un pauvre. Il en va ainsi du langage ouaté, utilisé par les communicants (médias). Dans cet univers déconnecté de la réalité vécue, où la richesse se mesure par l’évolution du PIB et autres agrégats inhumains, il est normal que le verbe ne puisse plus rendre compte du réel. Fini les reportages populistes*, la mode est aux “enquêtes” sur le train de vie de la “jet-set”, les folies de “pétrocrates” russes, et les press-book hagiographiques des “gra(nd)s” de ce monde.
Avec l’avènement du marketing, la communication s’est donnée des atours respectables. La première étape fut d’atténuer une expression qui heurterait les oreilles chastes du CSP moyen. Ou qui se considère comme tel étant entendu que de classes sociales, il n’y a plus. Pour cela, on “euphémise” à tours de bras. Les licenciements (par définition asociaux) sont qualifiés de plans sociaux, et plus prosaïquement un sourd est, pudiquement, un malentendant. Pratiquement pour signifier à un congénère qu’il a du mal à entendre ce que nous lui vociférons, nous utilisons la percutante expression : “t’es malentendant ou bien ?!”.
Nous atteignons aujourd’hui, grâce à des artifices de communication, une déformation complète du sens, voire même d’un non-sens (novlangue). Dans le cas du péquin dit “modeste”, il subit une double peine. En plus d’être pauvre, il doit se faire discret : Être modeste. Où il faut comprendre : Il ne doit pas manifester de mécontentement sur sa condition. Il doit assumer, en silence, sa misère. Si par hasard il avait des qualités dont il pouvait faire étalage, il ne le pourrait (devrait) pas, muré qu’il est dans sa modestie.
Par analogie, les journalistes devraient utiliser les termes “vantards” pour qualifier les riches. Imaginons alors une annonce à la radio tel que : “Cette année, les vantards ont vu les revenus issus de stocks options progresser de 152%”. Cela aurait un certain cachet…
Parallèlement, il est stimulant de noter, que les gens fortunés sont qualifiés d’”aisés”. Un joli tour de passe-passe sémantique qui évoque que, en plus d’être “plein aux as”, il n’est pas si difficile d’y parvenir. Où il faut entendre : Il n’y a pas de fatalité, avec de la volonté, voire du bon sens, on peut passer ses vacances sur un yacht avec des “tops models” demi-mondaines.
Lors de la zombification de masse du 20 heure, il serait drolatique d’écouter l’androïde créateur d’informations répandre : “Pour les besogneux, les minima ont été réévalués de 0,5 %…”. Une certaine idée de la vraie vie où “2+2″ n’est pas égal à 5.

* dans son acception première, Robert : “dépeindre avec réalisme les gens du peuple”

vogelsong – Paris – 31 juillet 2008

juillet 22, 2008

L’échec de la résistance sur la “réforme” des institutions est l’occasion d’une clarification essentielle : Virer l’UMP du PS

Classé dans : Politique — Vogelsong @ 7:45
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Réunis en congrès à Versailles, une majorité des trois cinquième des parlementaires a été atteinte, validant la “réforme” des institutions d’être adoptée. À gauche, c’est l’occasion de déclencher une tempête dans un verre d’eau et de permettre aux snipers réactionnaires du PS de faire un carton. A droite on trinque.

F.Lefevre, porte flingue attitré de l’Elysée, vole au secours du martyr UMP J.Lang. Plus à une servilité près, le festoyant mandarin a apporté son concours à l’adoption du texte. Voix inutile puisqu’elle fut adoptée par deux d’avance. Mais le geste est marquant.

À entendre les communiquants UMP, cette réforme était vitale pour le pays. Selon la novlangue officielle, elle permet à notre démocratie claudicante de mieux se porter. On le sait ce qui ne va pas en sarkozie, c’est, bien sûr, le fonctionnement du Parlement. Une réforme plus équitable de la fiscalité dans ce pays n’aurait-elle pas été plus importante ? Vitale pour les salariés ? Une grande loi sur le conditionnement des aides aux entreprises aurait été plus conséquente par exemple. Et aucun besoin de congrès versaillais. Ce projet est le pur produit d’une gestation égotique du président. Il voulait sa réforme des institutions, avec l’”imprimatura” de Versailles. Il l’a obtenue grâce à un membre du parti socialiste et quatre adhérents d’une succursale électorale qui ne représentent radicalement rien.

Cette réforme est superfétatoire, elle pouvait attendre au moins quelques années. L’occasion était donnée de “faire voler” tout ce fatras par la fenêtre. Montrer au cartel qui dirige le pays que tout n’est pas permis. Infliger à la base de commandement un camouflet. Se faire les “porte-poings” d’une population languie de “promesses-foutaises”.

Malheureusement, au sein du parti socialiste, M.Valls et quelques autres personnalités, sous prétexte d’attitude constructive, pensent qu’il faut dire “amen” aux desiderata du carlabruniste président sarkozy. Fustigeant de présupposés réflexes pavloviens, ils estiment qu’il faut négocier avec la majorité de droite radicale : grappiller quelques miettes, négligemment jetées par le pouvoir. Il est prégnant que cette majorité ne transige pas. J.L.Bianco l’a précisé lors d’entretiens, jamais il n’avait connu une attitude “aussi chienne” dans l’hémicycle. Mais de cela, les néo-conservateurs du PS n’en ont cure.

Rêvant de doubler le social F.Fillon par la droite, le “moderne” M.Valls, lors du conflit sur les retraites s’est nettement prononcé pour une augmentation de la durée de cotisations pour tous les salariés. Concernant la durée hebdomadaire du travail le picador catalan pense, comme le remarquable X.Bertrand, que les 35 heures sont une erreur (historique). Rappelant sans cesse ses racines républicaines, il est temps pour “Manolo le catalan” de revoir intégralement les concepts “de gauche” et “de droite”, de combat et de soumission. Reprendre les idées à la droite et les intégrer au PS c’est, pour le bilderbergeois, moderniser le parti.

Le précieux J.Lang, qui lorgne depuis des mois sur un strapontin ministériel, finira dans la corbeille de la gauche. Ses prosternations devraient porter leurs fruits. La question est de savoir que faire des socialistes qui sous-traitent les thèses de l’UMP à l’intérieur du parti. Le congrès doit être le moment de clarification pour les réactionnaires de droite qui paient leur cotisation annuelle au PS.

À l’inverse, salariés et déçus de la gauche lâcheuse attendront avant de s’engager. L’issue du congrès devrait permettre d’y voir plus clair sur les propositions sociales, et les perspectives de sortie du trou noir sarkozyste.

vogelsong – Port-Cros- 22 juillet 2008

juillet 20, 2008

Distinction nationale pour un “philosophe” de la réclame

Classé dans : Médiatique, Politique — Vogelsong @ 11:21
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Le 14 juillet, la cuvée* des légions d’honneur fut de qualité. Le chef de l’état, fidèle à ses habitudes, flatte l’obséquieux, le médiatiquement utile, le servile. Instituée en 1802 par Napoléon, la légion d’honneur est la plus importante distinction nationale. Cette breloque récompense les mérites éminents rendus au pays. En 2008, pour la fête nationale, date anniversaire de la prise de la Bastille, c’est (entre autres) J.Séguéla qui est décoré.

Le bistre publicitaire est un éminent entremetteur. En effet, lors de l’une de ses sauteries, une susurrante demi-mondaine germano-pratine rencontre l’idylle présidentielle. La suite s’enchaîne tel un bon “storytelling”, disneyland, Windsor, l’Elysée, (un bambin ?).

En plus de sa fonction de marieur, le halé publicitaire affiche de soi-disant convictions “de gauche” (pareillement à la mariée du dîner agencé, d’ailleurs). Fameux plagiaire d’une formule de L.Blum qu’il resservira pour la campagne de F.Mitterrand, “La force tranquille”, il se fait un nom. Comme beaucoup de libéraux instinctifs dits de “gauche”, il appartient à cette frange symbolique, qui squatte les dîners mondains et qui n’a absolument aucune idée de ce que vivent les Français. Lors de l’échéance présidentielle de 2007, il entame la campagne en soutien de S.Royal, fustigeant même le judas E.Besson. Avec bon nombre de personnalités de “gauche”, il quitte tout de même le navire entre les deux tours. Après un coup de fil persuasif du candidat conservateur, le visionnaire J.Séguéla se déclara plus inspiré par un programme antisocial et libéral. On le sait aujourd’hui, n.sarkozy (lui-même félon) s’entiche d’une pléthore de traîtres. Le Vice président d’Havas–Advertising (qu’il co-dirige avec le “yachteur” V.Bolloré) est maintenant dans le premier cercle, son amulette agrafée au costard.

Avec l’ancien communiste reconverti hagiographe patronal J.Marseille (aussi promu chevalier le même jour), le philosophe des cabines U.V. fit part aux téléspectateurs de son sens de la solidarité lors d’une émission** en Janvier 2008. Il qualifiera de “fou” le président vénézuélien H.Chavez qui “dilapide” la rente pétrolière en investissant dans les écoles et les hôpitaux. Que l’on puisse trouver une bonne douzaine de défauts au plantureux militaire, c’est indéniable. Par contre, lancer l’anathème parce qu’un gouvernement utilise l’argent de l’or noir pour conduire une politique sanitaire et d’éducation ? Dans un pays où une majorité de la population manque de tout… Édifiant. En fait, c’est une certaine vision de la politique “de gauche”.

Le communiquant au sourire lifté s’occupe aussi d’affaires internationales, en particulier de dictatures africaines. Il se consacra aux campagnes électorales de deux satrapes, O.Bongo et l’équarrisseur pacifiste B.Eyadéma. Assurément, c’est pour le philosophe publicitaire l’occasion d’apporter la démocratie en ces sombres contrées. Il déclama au journal Le Monde : “la publicité est le sponsor de la démocratie. Quand, dans un pays, il y a consommation, envie de travailler, de réussir, la démocratie marque des points. Nous donnons des leçons d’antiracisme au monde et nous pratiquons l’apartheid publicitaire (nldr : sic!)”***. Débile.

C’est sûrement pour ses convictions, son génie et sa rectitude que le publicitaire au visage de cire est honoré par son nouveau Pygmalion, le 14 juillet 2008.

*Cette promotion distingue aussi, la charismatique I.Betancourt, le comédien éthylique D.Boon.

** Source “Œil de Lynx” Alain

*** Source Le plan B

vogelsong – Port-Cros – 20 juillet 2008

juillet 10, 2008

Les barons conservateurs (européens) narguent une gauche française masochiste

Classé dans : Politique — Vogelsong @ 8:21
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Devant un parterre hilare, le pitre de l’Élysée fait le show. Le 5 juillet 2008 à la Mutualité, le Président de la République Française, président de tous les français, rameute le parti régimentaire de droite avec des bouffonneries de comique troupier. Pourtant, derrière le masque débonnaire, ce sont les crocs acérés d’une majorité de plus en plus décomplexée, qui s’attaquent directement aux valeurs fondamentales d’une opposition virtuelle.

Lors de son intervention, débarrassé de ses tics nerveux, le césar de l’UMP s’en prend d’abord aux syndicats. Louant les changements profonds de la société française, il se félicite que les français ne s’aperçoivent plus des mouvements sociaux. Le carré d’”aficionados” est en pâmoison. Les costards anthracite vibrent à chaque balourdise du maître. Évidement, les Versaillais s’y était essayés à la mitraille. n.sarkozy, lui, c’est avec doigté et bonhomie qu’il mate les syndicats : flattant la croupe du “Chérèque” ou du “Thibaut”. Du petit électeur réactionnaire pestant le fonctionnaire à l’homme d’affaires “aisé”, le service pantagruélique n’oublie personne.
Rappelant les ruades “lepenistes”, le “caudillo” carlabruniste évoque la présence de ministres communistes dans les gouvernements de gauche. L’entente “socialo-communiste” chère au borgne de Saint-Cloud est dans les esprits. Au premier rang J.M.D.Barrosso, zélateur libre échangiste européen, est aux anges, incontinent de spasmes rigolards : la France moderne, dans l’Europe moderne est en marche.

On ne se fait pas dépecer en public, avec flashs, micros et caméras, sans raison. Fustigeant le vide idéologique de la gauche, le démocrate P.Devedjian tape niaisement, mais exactement où il faut. Pourtant, il suffit de compulser les contributions du PS, déposées une semaine avant pour s’assurer que des idées existent. Ce n’est pas un problème d’idées, mais d’exposition. Le PS en ordre dispersé livre le citoyen gavé de télévision à l’UMP. Le vide médiatique créé par un parti d’opposition seulement centré sur ses petits problèmes nombrilistes permet à chacun mais surtout aux plus benêts d’affirmer absolument n’importe quoi. Sachant que les journaux, aux ordres ou obséquieux, relaieront sans sourciller. Faute aux médias ou pas, la débandade est patente, et si du grain à moudre il y avait, caméras il y aurait !
On peut être pris de vertiges en voyant le président de la commission européenne apporter son crédit à ce lynchage en règle. Avec quelle force les dirigeants du PS à contresens des aspirations populaires avaient soutenu le TCE en 2005. Avec quelle mollesse ils ont accordé leur blanc-seing au traité de Lisbonne à Versailles. Pour leur rendre la politesse, le technocrate européen se présente là, expectorant en communion avec les barons UMP, à la figure de la gauche Française.
À force de discuter mollement, de se présenter en “réformateurs”, les dirigeants syndicaux, humiliés à longueur d’hiver se font aussi piétiner à la Saint Jean. Le souvenir de la lutte acharnée, à mort, des cheminots pour leurs droits à la retraite est très prégnant. L’immense mobilisation des professeurs, cœur de l’électorat socialiste, face aux lois Darcos est aussi dans toutes les mémoires : il n’y a pas de hasard. Le mouvement social en France est repu de défaites isolées, de simulacres de négociations, de désertions. L’atomisation des forces sociales est presque achevée. La droite idéologique peut, aujourd’hui, sereinement plastronner.

C’est en raillant les symboles, les valeurs des luttes qui font la gauche, que le parti de droite extrême continue son œuvre de laminage idéologique. Ouvrage accompli, comme le claironnait il y a peu le très social F.Fillon. Et avec l’assentiment de tous, de tous bords.

vogelsong – Paris – 08 juillet 2008

juillet 4, 2008

Libération d’otage : fantasmer une liesse, oublier l’essentiel

Classé dans : Médiatique, Politique — Vogelsong @ 7:40
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I.Betancourt est libre. C’est la plus formidable nouvelle de l’année…
… pour elle, ses enfants, sa famille et n.sarkozy*.
Ad nauseam, pendant 72 heures les journalistes “engagés” inondent les journaux de mièvres pathos. Trop habitué au sordide servi chaud à 20 heures, le citoyen/cerveau disponible ne se rend plus compte de l’indécence de la situation et du voyeurisme ordinaire qu’il propage. Au gouvernement, l’attelage F.Fillon, n.sarkozy, B.Kouchner, R.Yade vend une indigente fiction de série B. Ces aigrefins sont sans scrupules.

Volant (comme toujours) au secours de la victoire, le gouvernement français se répand ostensiblement sur le front médiatique. n.sarkosy se précipite sur quelques miettes de la libération d’I.Betancourt. Sauf qu’il n’y est absolument pour rien, le gouvernement ! Depuis son accession, le jocrisse présidentiel prône la négociation ; seulement la négociation. Tout y passe, même l’asile politique pour les déserteurs de la guérilla FARC. En avril 2008, les Français organisent une opération diplomatique avec le Venezuela de H.Chavez. Parallèlement, un avion médicalisé avait pique-niqué deux jours sur le tarmacadam de Bogotá, avant de repartir. Vide. Finalement c’est la méthode brutale d’A.Uribe qui aboutit. Diamétralement opposée à la position Elyséenne, c’est par des raids de commandos qu’il veut traiter le problème FARC.

C’est avec un certain étonnement que l’on écoute le 3 juillet sur France Inter, les commentateurs dresser un portrait hagiographique du président Colombien. S’il a réussit à libérer I.Betancourt et 17 autres otages, il possède d’autres particularités que, dans cette atmosphère de liesse planétaire, il vaut mieux taire. A.Uribe est l’homme des milices d’extrême droite exécutant les opposants en Colombie. Cet ancien du cartel de Medellin fournit très peu de détails sur la provenance de sa fortune. Mais de cela l’invité d’Inter n’en fera pas mention.

Jamais repus, le complexe médiatico-politique déverse des tonnes d’emphases sur toutes les ondes. Le soir de la libération, un journaliste en transe médiatique évoque de probables “sévices” subis par les otages et de guerres larvées entre la Colombie et le Venezuela. Rien ne permet d’avancer de telles allégations sur des tortures physiques au moment où le journaliste s’exprime. D’autre part, en mai 2008, des troupes prirent position aux frontières ce qui rendit la situation tendue pendant deux jours. Le 4 juillet sur France Inter, un auditeur ulcéré et saturé de Betancourt apostrophe l’innocent multicarte S.Paoli qui répond sans complexe “non, nous (entendre les journalistes) n’en faisions pas trop…”. Sans aucune espèce de retenue, ils tendent le micro à un otage qui est visiblement en bonne santé physique (contrairement aux rumeurs distillées) mais qui à l’évidence souffre psychologiquement. Elle donne dans le mystique à qui veut bien l’entendre, citant la vierge Marie, la prière, sa douce France, pays des droits de l’homme. Le citoyen éberlué espère qu’un reporter engagé lui soufflera gentiment que, dans cette France féerique, la chasse aux êtres humains est planifiée 24 heures sur 24. Mais nenni. La machine déboule, inflexible. On tend les micros, on diffuse tout et principalement le pathétique.
Est-ce si compliqué d’annoncer, voire se féliciter de la fin d’un calvaire ? Attendre que tout le monde recouvre ses esprits, en particulier l’ex-otage. Elle pourra ensuite, en toute quiétude, posément narrer sa captivité : attendre, respirer, prendre du recul. Au lieu, un déferlement de commentaires oiseux qui n’a qu’un but : provoquer une virtuelle liesse planétaire, et d’en être. Surtout d’en être.

Aujourd’hui défilent les journalistes, politiciens, artistes, tous engagés pour la libération de la Jeanne d’arc des Andes. Ils font de cet évènement positif leur victoire. Ils n’y sont pour rien. C’est une cause sans risque, consensuelle, où il est confortable de s’exposer (qui est pour la captivité de Betancourt ?). Les démonstrations de soutien comme les lâchés de ballons, les concerts, et des photos gigantesques sur des mairies sont sans péril. Pour certains pisse-vinaigres, elles seraient à l’origine du prolongement de sa séquestration. Aujourd’hui c’est la grandiloquente parade des combattants d’une cause sans opposition, ni contre argument. Tout le monde est d’accord sur tout excepté une poignée d’extrémistes bivouaquant dans une jungle d’Amérique du sud.

Aujourd’hui, par bonheur, Elle est libre des FARC. Il est grand temps que les médias la libèrent aussi et par là même le citoyen.

Vogelsong – Paris – 04 juillet 2007

*et quelques autres hyènes du même acabit que le locataire de l’Elysée

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